‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahierChapitre 48 sur 93 · ENCYCLOP. CHIM · texte numérisé non relu

ENCYCLOP. CHIM

du plomb métallique. Du reste, on comprend qu’un excès de l’un ou de l’autre corps produise une action incomplète ou même l’oxydation du plomb.

Ceci arrive avec l’oxyde de plomb lui-même. Cette propriété est utilisée dans la métallurgie du plomb.

Le sulfate de plomb réagit également sur le sulfure de plomb avec production d’acide sulfureux.

Emerson-Reynolds ( Journ. of the chim. Soc., t. XLV, p. 167; Bull. Soc. chim,., nouv. sér., t. XLIY, p. 51), en chauffant une solution alcaline d’hydrate de plomb avec la sulfocarbamide, a obtenu du sulfure de plomb se déposant sur les parois du vase sous la forme d’aspect miroitant. Pour produire un dépôt bien homogène, on dissout 90 grammes de soude dans 800 centimètres cubes d’eau, on y ajoute 75 grammes de tartrate de plomb, et, quand la dissolution est complète, on étend à 1 litre. La sulfocarbamide est dissoute dans de l’eau dans les proportions de 17 grammes par litre. Le mélange de volumes égaux des deux dissolutions se trouble vers 38-40 degrés; vers 50 degrés il se produit le miroir métallique. Le dépôt, en couche mine, est blanc argentin par réflexion, brunâtre par transmission; plus épaisse, elle est opaque et offre l’aspect d’une lame de galène. On peut produire ce dépôt sur les matières non attaquables par les alcalis, verre, porcelaine, ébonite, etc. Le dépôt sur le fer ou sur l’acier est peu adhérent.

Quand on pousse l’opération jusqu’au bout, outre le dépôt miroitant, on obtient un précipité de galène et tout le plomb passe à l’état de sulfure. Les cristaux produits ont les faces de l’octaèdre ou du tétraèdre, mais pas celles du cube.

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