‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 13e cahierChapitre 72 sur 93 · JAUNE DE NAPLES · texte numérisé non relu

JAUNE DE NAPLES

Un fait qui donne quelque importance à ces antimoniates, c’est la fabrication depuis longtemps pratiquée d’une couleur jaune, dite jaune de Naples, dont la composition paraît être celle d’un antimoniale de plomb, mais dont la valeur

PLOMB ET SES COMPOSÉS

dépend de son mode d’obtention. Différentes formules ont été proposées et adoptées. En voici quelques-unes :

Anciennement on faisait chauffer ensemble :

1° Blanc de céruse. 10 parties.

Antimoine diaphorétique. 3 —

Sel ammoniac. 1 —

Alun ou potasse (potasse du commerce). 1 —

2° Plomb. 2i —

Sulfure gris d’antimoine. 16

Sel ammoniac. 1 —

Sel marin. 1 —

Un procédé qui paraît donner de bons résultats est le suivant :

On fait un mélange intime de 2 parties de nitrate de plomb, de 1 partie d’émétique et de 4 parties de sel marin et l’on fait fondre le tout au creuset de terre, de façon à se tenir au point de fusion de la masse. On maintient la fusion pendant environ deux heures. Quand la matière est refroidie, on la lessive à l’eau. La poudre restante est ainsi finement divisée, tandis que, si l’on avait chauffé trop, on aurait obtenu une masse dure, difficile à diviser.

L’emploi d’un mélange de l’alliage de caractères d’imprimerie finement pulvérisé, de nitre et de sel marin, ne donne pas un produit aussi beau que le produit précédent, mais la matière première est moins coûteuse.

STANNÀTES DE PLOMB.

Ces combinaisons n’ont guère été étudiées : Moberg a constaté que la solution dans la potasse de l’acide stannique donne avec les sels de plomb un précipité qui,[ne paraît pas insoluble dans l’eau.

Un alliage de plomb et d’antimoine est très oxydable à température élevée et beaucoup plus facilement combustible que chacun des métaux pris séparément.

Un alliage de 1 partie d’étain avec 4 ou 5 parties de plomb brûle au rouge comme du charbon et continue à brûler lentement avec formation d’excroissances. La présence du platine dans l’alliage semble diminuer la combustibilité; l’or ne paraît exercer aucune influence. Le produit de la combustion est d’ailleurs fusible à température plus élevée; avec la silice il produit un émail.

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