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lODATES.
lODATE MERGUREUX.
On obtient un précipité blanc d’iodate mercureux par double décomposition entre le nitrate mercureux et l’acide indique ou l’iodate de potasse. Ce sel est anhydre et la chaleur le décompose en iodure de mercure, mercure et oxygène. D’après Lefort, il est décomposé, par l’acide chlorhydrique, en calomel, chlore libre et chlorure d’iode.
La solution chlorhydrique de ce corps, traitée par l’ammoniaque, donne un précipité d’iodure d’azote provenant de l’action de l’ammoniaque sur le chlorure d’iode qu’elle contient.
Ce composé est à peine soluble dans l’eau, il est plus soluble dans l’acidé indique (Rammelsberg, Pogg., XLIV, 570; Lefort, N. J. pharm., VIII, 5).
lODATE MERCURIQUE.
Ce sel s’obtient en précipitant, par double décomposition, l’iodate de soude et le nitrate mercurique, ou bien en versant, dans ce dernier sel, l’acide indique dissous (Millon).
Cependant, d’après Rammelsberg, il ne se forme pas de précipité, dans ces conditions. D’après Millon, l’action est très différente, selon que l’on emploie le chlorure mercurique ou le nitrate : le premier ne donne qu’un précipité insignifiant, tandis que le second donne un précipité abondant.
On prépare aussi très bien de l’iodate de mercure par la voie sèche, en chauffant au bain d’alliage un mélange de bichlorure de mercure et d’acide indique. On s’arrête dans l’application de la chaleur au moment où apparaît du chlorure d’iode; en même temps se dégagent aussi de l’iode et de l’oxygène. L’iodate de mercure reste sous forme cristalline ; on le purifie par des lavages à l’alcool et • à l’eau. Il est entièrement insoluble dans ces deux liquides.
L’iodale mercurique se forme encore dans l’action directe de l’acide indique en excès sur le bioxyde de mercure.
Sa formule est HgO,IoO^ La chaleur le décompose en o.xygène et iodure de mercure ; le protochlorure d’élain le réduit en le faisant passer, d’abord à l’étal d’iodure rouge de mercure, puis à l’état d’iodure mercuroso-mercurique.
L’acide chlorhydrique le décompose, l’acide azotique est sans action sur lui.
PERIODATE MERCÜREÜX.
C’est un précipité jaune obtenu dans la double décomposition de l’azotate mercureux par le periodale de soude. Il est facilement soluble dans l’acide azotique (Benckiser, Ann. pharm., XVII, 259).
D’après Lautsch, le précipité que l’on obtient ainsi n’est pas le periodate normal ; c’est un periodate basique qui répond à la formule ^Hg^OiIoO’.
On obtient même un composé plus basique 5Hg^O,IoO' si on laisse le précédent quelque temps en contact avec une solution de nitrate mercureux ; ce dernier composé s’obtient aussi par l’action de l’azotate mercureux sur le periodiate tétrabasique de soude (Lautsch, J. pr. Chem., G, 65 ; Rammelsberg, Pogg., GXXXIV, 134, 368,499).
PERIODATE MERCURIQUE.
On l’obtient par double décomposition entre l’azotate mercurique et le periodate de soude. G’est un précipité blanc soluble dans l'acide azotique (Benckiser, Ann. pharm., XVII, 259).
Par l’action du periodate de soude tétrabasique sur le nitrate mercurique ou obtient un précipité rouge de. periodate basique; il a pour formule 5HgO,loO’. Il se dissout facilement dans l’acide chlorhydrique, moins facilement dans l’acide azotique (Lautsch, Rammelsberg, loc. cit.).