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CENTIÈMES

Nitrate sirupeux décanté,

après la formation des

premiers cristaux.

Nitrate sirupeux séparé après

formation de cristaux plus!

abondants.'

Autre nitrate sirupeux sé-’

paré après formation des!

premiers cristaux.'

Nitrate sirupeux séparé après^

formation des croûtes cris-j

tallines.;

Il est probable que le nitrate sirupeux dissout une petite quantité de nitrate cristallin, et comme ce dernier renferme une proportion de mercure plus forte, il élève un peu celle que la formule précédente attribue au nitrate sirupeux.

Peut-être, aussi, les nombres fournis par l’expérience n’expriment-ils que la dissolution du nitrate cristallin dans un nitrate liquide très hydraté. L’expérience ne fournit pas facilement le moyen de prononcer. On a pourtant observé, dans un cas, que du nitrate sirupeux, enfermé dans un flacon, s’était pris, après plusieurs mois, en une masse parfaitement solide.

Ce dernier fait résoudrait la question en faveur d’un composé défini et éloignerait toute idée de dissolution ; il tendrait aussi à faire admettre un état liquide et un état solide pour le même composé.

Nitrate AzO',HgO,I/2HO. — Ce sel se forme : 1° lorsqu’on abandonne le nitrate sirupeux dans une atmosphère close, au-dessus de l’acide sulfurique ou de la chaux ; c est lui qui constitue les cristaux volumineux et les croûtes cris-

MERCÜRE.

tallines précédemment indiqués ; lorsqu’on verse du nitrate sirupeux dans de l’acide nitrique fumant et au maximum de concentration ; il se fait, dans ce dernier cas, une bouillie cristalline, qu’il faut placer sur une brique ou sur de la porcelaine dégourdie au-dessus de l’acide sulfurique, en employant toutes les précautions nécessaires à la préparation des acides sulfoiodiques.

Ce nitrate est déliquescent, et, d’un autre côté, il tend à perdre de l’acide nitrique, lorsqu’on le tient longtemps au-dessus de l’acide sulfurique. Aussi ne trouve-t-on une composition parfaitement constante que dans les cristaux volumineux qu’on sépare du nitrate sirupeux. Les croûtes cristallines donnent .une proportion de mercure un peu forte, et cette proportion s’élève aussi dans le nitrate formé au sein de l’acide nitrique fumant, lorsque ce sel est abandonné dans son atmosphère close, durant plusieurs mois.

Nitrate AzO%2HgO,HO. — Ce sel n’est pas aussi déliquescent que celui qui précède ; il se présente, ordinairement, sous forme d’aiguilles qui s’humectent légèrement lorsqu’elles sont recouvertes d’un peu de nitrate acide, mais qui restent ensuite sensiblement inaltérées au contact de 1 air.

On l’obtient toujours sûrement, en faisant dissoudre, jusqu à refus, du bioxyde de mercure dans de l’acide nitrique à 4 'l/“2 équivalents d’eau, étendu de son volume d’eau ; on sature à chaud, et le sel cristallise par le repos prolongé de la liqueur. Si l’acide nitrique n’est pas additionné d’eau, le sel est toujours mélangé d’un petite quantité de niti'ate acide ; on a même obtenu dans un cas un nitrate de composition intermédiaire, qui aurait eu pour formule :

2AzO%3HgO + HO.

Le nitrate bibasique se produit encore lorsqu’on introduit du bioxyde de mercure jaune, récemment précipité, dans du nitrate sirupeux en excès et qu’on prolonge le contact durant plusieurs mois, en agitant de temps à autre.

Nitrate AzO\3HgO. —Les trois nitrates précédemment décrits sont décomposés par l’eau, et, lorsque celle-ci n’est pas aiguisée par de l’acide nitrique, il se forme un produit blanc, insoluble, qui résiste quelque temps aux lavages par l’eau froide ; celle-ci ne tarde pas cependant à faire prendre à la poudre blanche une teinte rosée, qui se fonce de plus en plus jusqu’à ce qu’il ne reste plus que du bioxyde rouge de mercure. Cette décomposition est beaucoup plus rapide par l’eau bouillante.

Cette poudre blanche a offert la même composition dans trois préparations successives ; on l’obtient très abondamment en chauffant tous les nitrates de bioxyde jusqu’à ce qu’ils se prennent en une masse blanche, quel on pulvérise

, et qu’on lave sept ou huit fois à l’eau froide.

Ce même sel supporte une chaleur de -h 100 degrés sans rien perdre, mais a 120 degrés il se fait une perte d’eau légèrement acide, qui a été determinee au bain d’alliage dans deux expériences. ^

Cette perte se fait tout entière à -j-120 degrés et le sel ne change plus jusqu a 250 degrés, oû apparaissent des vapeurs nitreuses peu abondantes; il faut

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chauirer jusqu’au point d’ébullition du mercure pour que la décomposition soit assez active et il est impossible d’y saisir aucune phase intermédiaire avant d’arriver au bioxyde rouge de mercure.

Le nitrate Iriatomique est d’un blanc très pur; il reste encore blanc après la déshydratation, et ce n’est qu’après avoir supporté une perte notable d’acide nitreux qu’il se colore.

Ce nitrate correspond indubitablement au turbith minéral, dont on connaît la couleur jaune intense; la correspondance ne se décèle pas seulement par les rapports des nombres, elle se déclare encore d’une manière fort intéressante dans les réactions par double échange ; ainsi verse-t-on un sulfate neutre de soude ou de potasse sur ce nitrate triatomique blanc, anhydre ou déshydraté, celui-ci se convertit aussitôt en turbith minéral jaune :

Az05,3 HgO -f S03,K0 = Az05,K0 -f- HgO.

A l’aide du chromate de potasse on forme de même un chromate triatomique de mercure. La réaction des chlorures solubles alcalins et terreux est fort curieuse; elle donne naissance à un oxydochlorure de mercure d’une belle couleur pourpre, qui a pour formule :

HgCl -f 3HgO.

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