USINE DE NEW ALMADEN
A New Alraaden le four se compose de quatre parties : 1“ le foyer A ; 2“ la chambre à minerai B, munie de quatre portes D de déchargement; 3“ d’un conduit C, dans lequel les poussières entraînées et les cendres de bois se déposent ; 4“ d’un petit condenseur EEE divisé en trois compartiments, destiné à recueillir le principal produit de la condensation.
Tout le massif du fourneau repose sur un radier en bois X. Dans la fondation et sur toute la longueur du four proprement dit, existe une seule voûte en brique F, tandis que dans celle du petit condenseur il y en a deux. G, H (fig. 38 et 39). Deux plans inclinés, cimentés avec soin, forment le bas du conduit, et leur ligne d’intersection a une très légère pente vers l’une des extrémités. A la naissance du cintre ou un peu au-dessous, des plaques en tôle 1 isolent complètement la maçonnerie supérieure de l’inférieure, arrêtent le mercure qui filtre toujours dans les joints des briques et le font écouler dans les canaux intérieurs qui le conduisent dans les récipients en fonte placés à l’extrémité la plus basse. Dans les anciens fourneaux, on avait négligé cette précaution, de sorte que le mercure avait pénétré dans les fondations.
Le foyer A est très étroit (0'",50) ; le combustible est dubois de sapin ; les flammes peuvent s’élever sans difficulté jusqu’au haut du four. Aux deux extrémités de la chambre à minerai se trouvent deux murs à claire-voie en briques rétractaires, consiriiits en arcs de cercle, afin de résister à la poussée de la charge. Tout 1 intérieur, ainsi que la chambre du foyer, a une chemise en
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briques réfractaires. Les deux murs latéraux sont réunis à leur partie supérieure par une voûte surbaissée dans laquelle on ménage deux ouvertures K sur toute la largeur du fourneau pour faire le chargement. La paroi extérieure du foyei est percée de quatre ouvertures, chacune de0''',20 de côté, disposées sur toute la hauteur de l’appareil ; elles sont fermées pendant l’opération par des portes
en fonte qui sont ouvertes quand elle est terminée, afin que l’air froid, appelé par une cheminée placée au-dessus du petit condenseur, refroidisse promptement l’intérieur du fourneau. Des armatures en bois, placées entre chaque
Fig. 37. — Plan suivant EF.
porte et à une assez faible distance les unes des autres sur les côtés, sont reliées entre elles par des tirants en fer.
La coupe IJ d’un compartiment du petit condenseur montre le plan incliné qui conduit le mercure liquide dans un canal L régnant sur toute la longueui
KNCYCLüPlîDIE OHIMUJÜE.
(les chambres el communiquant à un bassin placé à une des extrémités(fig. 40). Les deux ouvertures M de chaque compartiment sont fermées et lutées pendant
Fig. 38. — Petit condenseur : coupe suivant IJ. l'opération et ouvertes après refroidissement pour le nettoyage de rintérieur.
Fig. o9. — Fourneau : coupc suivant OH.
Des armatures semblables à celles du fourneau proprement dit et disposées de la même manière consolident tout l’appareil.
Le grand condenseur dans lequel passent les fumées du four se compose de
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12 compartiments formés par des cloisons en briques ordinaires, réunies à leur partie supérieure par des voûtes en plein cintre (fig. 41). Chacun d’eux a deux ouvertures pour le nettoyage : le fond est formé de deux plans inclinés vers le dehors, qui déversent le liquide dans deux canaux collecteurs. De fortes armatures en bois, réunies par quatre tirants en fer et placées entre chaque porte, soutiennent toute la construction.
Les fondations reposent encore sur un radier ; trois canaux comme ceux du
Fig. 40. — Grand condenseur : coupe suivant EFGH.
petit condenseur déversent leurs pi’oduits dans un conduit central A communiquant au récipient général placé près du foyer.
Chargement. — Le four froid, les chargeurs descendent dans le fourneau. Ils disposent sur la sole une couche de briquettes faites avec les menus en ménageant trois conduits régnant sur toute la longueur de la chambre à minerai, pour le passage des gaz chauds. Sur les côtés, on monte un mur en briquettes .jusqu’à environ 0'”,60 au-dessus de la clef de voûte des portes D. On charge ensuite le minerai en morceaux, mais on a soin, tous les O”,75, de ménager comme précédemment trois conduits dans la masse. Comme les gaz du foyer tendent toujours à s’élever et à passer de préférence dans les canaux supérieurs, on rétrécit un peu ceux-ci de manière que les flammes se répartissent également sur toute la hauteur de la charge. Le fourneau plein jusqu’à la voûte, on recouvre le minerai avec les poussières fines retirées des condenseurs et préalablement mélangées avec de la chaux éteinte. On place ensuite sur les deux bancs V qui font rebords dans les couvertures de chargement, des plaques
ENCÏCI.OP. CHIM.
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Sitôt les portes fermées, on met en feu et on active le chauffage le plus possible. Selon l’humidité du minerai, le mercure reste plus ou moins longtemps à se dégager; généralement cinq heures après la mise en marche, les premières gouttelettes se forment. La durée de l’opération varie aussi dans le même sens que l’hygrométrie de la charge ; elle est comprise entre cinquante et soixantedix heures.
Vers la fin de l’opération, le premier compartiment du petit condenseur est à une température trop élevée pour que le mercure se condense. La sublimation est terminée quand le troisième compartiment ne donne plus rien.
L’opération achevée, on démolit les murs en briques N des portes D, et on ouvre les quatre soupiraux du foyer. Devant les premières, on place des plaques en tôle arrivant jusqu’au-dessus des wagons en fer; le four est vidé avec des crochets, et les matières stériles sont jetées sur les haldes. Le déchargement est fait par deux hommes en vingt-quatre heures.
Après le déchargement, on laisse encore refroidir le fourneau pendant douze heures, puis on procède à une nouvelle charge. Pendant cette dernière, on nettoie le petit condenseur, on retire beaucoup de poussières fines déposées sur le fond ou sur les parois. Ces poussières contiennent probablement de l’acide arsénieux, provenant du mispickel contenu dans les minéraux, et enfin du sulfure de mercure qui s’est formé de nouveau; il suffit de les mélanger avec de la chaux éteinte et de les laisser exposées à l’air pour qu’à chaque opération on en puisse retirer 20 flasks de métal (226'‘g,5).
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