‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 14 sur 152 · CUIVRE ET NICKEL · texte numérisé non relu

CUIVRE ET NICKEL

Ces alliages sont malléables. Ils sont d’autant plus blancs, qu’ils sont plus riches en nickel. L’alliage à 1 dixième de nickel est d’un rouge pâle ; à 2 dixièmes, il est d’un blanc rougeâtre ; à 3 dixièmes, tout à fait blanc ; à 4 dixièmes, il est d’un blanc d’argent.

On fabrique industriellement un alliage à 50 ou 60 pour 100 de nickel, qui sert de matière première à la préparation de tous les autres.

L’alliage employé pour la fabrication des monnaies de billon, en Suisse, en Allemagne et aux États-Unis, renferme 25 pour 100 de nickel et 75 pour 100 de cuivre.

(1) Chemical News, t. XXII, p. U)4.

Tous ces alliages absorbent, en fondant, des quantités de gaz d’autant plus grandes que le nickel est en proportion plus forte. Ce fait explique les difficultés qu’on rencontre dans la frappe des monnaies. M. Kuntzel, en granulant un alliage de nickel dans l’eau, a obtenu de petites sphères creuses, à parois si minces, qu’elles flottaient sur l’eau (1).

L’alliage connu sous le nom de maillechort, packfong, argentan, renferme du cuivre, du nickel et du zinc. On le prépare, en fondant un mélange de cuivre et de nickel en présence d’un peu de verre pilé, puis on y ajoute le zinc au moment de la coulée.

En Angleterre, on commence par fondre le zinc avec la moitié de son poids de cuivre ; on coule l’alliagè en plaques minces, que l’on concasse et qu’on refond avec le restant du cuivre et du nickel.

Cet alliage possède la blancheur et l’éclat de l’argent. Il jaunit un peu à la longue. Il est attaqué par le vinaigre au contact de l’air. Il se lamine très facilement à froid. Après chaque passage, il faut réchauffer la plaque et la décaper dans les acides. Les alliages contenant plus de 25 pour 100 de nickel se laminent mal.

La présence, du fer, dans la proportion de 2,5 pour 100, augmente beaucoup la blancheur du maillechort, mais elle le rend dur et cassant.

Une grande proportion de zinc (50 pour 100) rend le maillechort dur et résistant. En y ajoutant de l’étain et du tungstène, on obtient un bronze inaltérable (Sédillot).

M. Pirsch a fait breveter, il y a quelques années, sous le nom de silvérine, un alliage contenant du cuivre et du nickel, avec 1 à 2 pour 100 de cobalt (2).

Voici un tableau d’analyses d’un certain nombre d’échantillons de maillechort de diverses provenances (3) :

CUIVRE

Page 1