‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 4 sur 152 · DENSITÉ, POROSITÉ DD CÜIVRE · texte numérisé non relu

DENSITÉ, POROSITÉ DD CÜIVRE

La densité du cuivre varie considérablement d’un échantillon à l’autre. On peut en juger d’après le tableau suivant :

Cuivre cristallisé naturel.. 8,9i

— déposé par l’électrolyse. 8,914

— fondu. 8,921

— étiré non recuit. 8,939 à 8,949

~ étiré et recuit. 8,930

— laminé, puis martelé. 8,952 /

— réduit par l’hydrogène.. 8,367 à 8,416 (Playfair et Joule).

Le cuivre fondu à l’air absorbe des gaz qui restent emprisonnés dans sa masse, et lui donnent une structure celluleuse. Son poids spécifique se trouve ainsi considérablement diminué, mais on peut l’accroître par le martelage, le laminage ou l’étirage en fils. En le fondant sous une couche de sel marin, on l’empêche d’absorber les gaz ; il possède alors un poids spécifique de 8,921, qu’une compression de 150000 kilogrammes sous la presse hydraulique n’accroît que dans des proportions insignifiantes (8,930, d’après Erdmann et Marchand).

D’après M. Riche, l’action de la chaleur diminue considérablement la densité du cuivre, quand on opère à l’abri de l’air ; par une série de trempes et de recuits alternatifs, elle se réduit de 0,140. Même après un laminage énergique, qui avait réduit l’épaisseur de la lame de 9 millimètres à 1"““,5, la densité était descendue de 8,877 à 8,755.

Ce fait tient à ce que pendant le réchauffement au milieu du charbon, ou dans une caisse entourée de charbons, l’oxyde de cuivre que renferme toujours le métal, est réduit avec formation d’oxyde de carbone, qui reste emprisonné dans la masse. La porosité du cuivre soumis à ce traitement est si grande, qu’il devient perméable aux liquides ; plongé quelque temps dans l’eau ou la benzine, il en absorbe une quantité suffisante pour qu’on puisse constater une augmentation sensible de poids.

Coulé à haute température, il ne possède plus cette perméabilité, et sa densité devient supérieure au maximum indiqué par Erdmann et Marchand ; elle atteint alors 8,939.

La porosité du cuivre disparaît quand on le réchauffe à l’air. Dans ce cas, la chaleur augmente sa densité, et la trempe la diminue d’une quantité à peu près égale. La densité du cuivre chauffé à l’air et trempé diminue quand on le soumet à une action mécanique. La chaleur le ramène au volume primitif; de sorte que la lame, après un amincissement considérable, se trouve avoir la même densité qu’avant le travail (Riche).

La pratique industrielle du travail du métal s’accorde de tous points avec cette théorie.

Le cuivre éleetrolytique, ou réduit, possède une porosité bien supérieure à celle du cuivre fondu. Ainsi, d’après M. Dumas, le cuivre réduit de l’oxyde par

(Erdmann et Marchand).

l’hydrogène retient toujours une certaine proportion de gaz (0s’',007 pour 240 grammes de métal). Graham a trouvé que 1 volume de cuivre absorbe 0™',6 d’hydrogène; le cuivre en fils n’en absorbe que 0™',306 (1). La perméabilité du cuivre déposé électriquement est encore bien plus grande: d’après Lentz, il renferme 4,4 fois son volume de gaz, qui se dégagent quand on chauffe le métal dans le vide. Ces gaz se composent de 3™>,40 d’hydrogène, 0,37 d’o.xyde de carbone, 0,49 d'acide carbonique, et 0,14 de vapeur d’eau.

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