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CHAPITRE V

SULFOSELS DE CUIVRE

SULFOTELLUniTE TRICUIVRIQUE (3 GuS,TeS’)

C’est un précipité brun qui noircit par la dessiccation. Soumis à la distillation, il dégage du soufre.

HYPOSULFOPHOSPHITES DE CUIVRE

C’est à Berzelius qu’on doit la découverte de ces composés, ainsi que des sulfophosphites et des sulfophosphates.

Hyposulphophosphite cuivreux (Cu®S,PS). — C’est le résidu de la calcination de l’hyposulfophosphite cuivrique. On l’obtient encore par l’action du protosulfure de phosphore sur une dissolution aqimoniacale de chlorure cuivreux. Poudre hrune. Chauffée à Pair, elle se décompose avec une faihle lueur en donnant de l’acide sulfureux.

Hyposulfophosphite dicuivreux (2Cu2S,PS). — Poudre rouge-brun. On l’obtient en calcinant au rouge le sel précédent dans une cornue.

Hyposulfophosphite cuivrique (CuS,PS). — On le prépare en mêlant, dans un tube à boules, du sulfure cuivrique, obtenu par précipitation et desséché dans le vide, avec du protosulfure de phosphore. La chaleur dégagée dans la réaction volatilise l’excès de sulfure de phosphore ; on en chasse les dernières traces par une légère calcination dans un courant d’hydrogène. L’hyposulfophosphile reste sous forme d’une masse brune. Chauffé à l’air, il brûle avec la flamme du phosphore. Calciné en vase clos, il laisse un résidu d’hyposulfophosphite cuivreux.

SDLFOPHOSPHITE CUIVREUX (2Cu^S,PS®)

On prépare du bisulfure de cuivre, par l’action d’un polysulfure alcalin sur une solution ammoniacale de cuivre ; on lave le produit et on le sèche dans le vide, puis on le mélange avec du protosulfure de phosphore. La combinaison s’effectue avec un dégagement de chaleur considérable. On chasse l’excès de

sulfure de phosphore, en chauffant très légèrement le produit de la réaction dans un courant d’hydrogène. Il reste une poudre jaune foncé, ii lamraable.

Chauffé au rouge naissant dans une cornue, le sulfophosphite cuivreux laisse un résidu d’hyposulfophosphite dicuivreux.

SÜLFOPHOSPHATES CUIVRIQUES

Sulfophosphate dicuivrique (2CuS,PS®). — 11 se forme quand on chauffe doucement un mélange de 2 équivalents d’hyposulfophosphite cuivrique avec 4 équivalents de soufre.

Dans cette réaction, 1 équivalent de phosphore est mis en liberté :

2(GuS,PS) + 4S = 2CuS,PS5 + PS.

L’excès de sulfure de phosphore se volatilise. Toutefois le produit est généralement basique.

Sulfophosphate octocuivrique (8GuO,PS®). — C’est une poudre jaune, qu’on obtient en calcinant modérément le composé précédent.

SULFOARSÉNITES DE CUIVRE

Sulfoarsénite CMÎwrmæ (3 Gu®S, 2 AsS®). —C’est hbinnite naturelle. Elle cristallise en dodécaèdres rhomboïdaux d’un gris d’acier. Dureté, 4,5. Densité, 4,48.

Sulfoarsénite de cuivre et de fer [4 (Cu®Fe)S,AsS®]. — C’est la tennantite. Elle cristallise en tétraèdres et en dodécaèdres rhomboïdaux d’un éclat métallique. Dureté, 3,5 à 4. Densité, 4,3 à 4,5.

Sulfoarsénites cuivriques. — 2CuS,AsS®. — Précipité noir, obtenu par double décomposition. Il prend l’éclat métallique sous le brunissoir. Quand on le chauffe, il distille d’abord du soufre, puis de l’orpiment ; le résidu a l’aspect d’une masse métallique à moitié fondue.

3GuS,AsS®. — Flocons d’un brun clair, qui se précipitent quand on vers de l’acide chlorhydrique dans les eaux mères du sel suivant.

'12GuS,AsS®. —Masse d’un rouge-brun, insoluble dans l’eau. On l’obtient en ajoutant de l’hydrate d’oxyde de cuivre à une dissolution de sulfoarsénite de potasse, jusqu’à ce que la couleur du liquide ne s’altère plus.

SULFOARSÉNUTE DE CUIVRE (GuS,AsS®)

.C’est le précipité qui se forme quand on traite par l’hydrogène sulfuré une ' liqueur acide, contenant de l’acide arsénique et un sel cuivrique. Quand la liqueur contient un excès d’acide arsénique, on obtient d’abord un précipité noir de sulfoarséniate, puis un précipité jaune de pentasulfure d'arsenic.

Une dissolution de sulfoarséniate de soude donne égalementj en présence des sels de cuivre au maximum, un précipité de sulfoarséniate cuivrique. .

En présence du sulfure d’arsenic, le sulfure de cuivre est partiellement soluble dans le sulfure d’ammonium. L’ammoniaque étendue décompose le sulfoarséniate cuivrique, et ne dissout que le sulfure d’arsenic. Concentrée, elle dissout aussi un peu de sulfure de cuivre, en se colorant en brun.

Sulfoarséniiite de cuivre et de fer (3Cu*S,3FeS,ALsS®). — C’est Vépigénite. Elle est en petits prismes rhomboïdaux droits, d’un gris d’acier. Dureté, 3,5.

SDLFOCARRONATE DE CUIVRE

Il se précipite, sous forme d’une poudre brun-noir, quand on mêle une dissolution de sulfocarbonate de chaux avec un sel cuivrique. Soumis à la distillation, il donne d’abord du sulfure de carbone, puis un sublimé de soufre, et laisse un résidu de sulfure cuivreux.

SULFOANTIMONITES DE CUIVRE

Suifoantimonite cuivreux — C’est la wolfsbergite ; elle cris-

lallise en prismes rhomboïdaux droits de 135",12', d’un gris de plomb. Dureté, 3,5. Densité, 4,75 à 5.

Sulfoantimonite de cuivre et de plomb (Cu^S,2PbS,SbS*). — C’est la bournonite. Prismes rhomboïdaux droits de 93»40', d’un gris d’acier. Dureté, 2,5 à 3. Densité, 5,7 à 5,9.

Uaikinile est un sulfoantimonite de cuivre, plomb et bismuth.

Sulfoantimonite de cuivre et de fer [4 (Cu2Fe)S,SbS®]. — C’-est la panabase, ou cuivre gris. Tétraèdre, d’un éclat métallique et d’un gris d’acier. Dureté, 3 à 4. Densité, 4,5 à 5,2. Elle contient souvent de l’arsenic et quelquefois de l’argent, du zinc et du mercure. L’acide azotique l’attaque, en laissant un résidu composé de soufre et d’oxyde d’antimoine. La potasse lui enlève du sulfure d’antimoine et d’arsenic.

SULFOANTIMONIATE DE CUIVRE

.En précipitant une dissolution de sulfate de cuivre par le sel de Schlippe, on obtient, quand le sel de cuivre n’est pas employé en excès, un précipité noir ayant pour composition :

2 CuS,CuS,SbS5.

Par la calcination, ce composé perd du soufre et donne une masse fondue de :

3Cu2S,2SbS3.

(Rammelsberg.)

SULFOBISMUTHITES DE CUIVRE Ils existent à l’état naturel ; on en connaît trois :

L’emplectite (Cu^SjBiS®). Cristaux aciculaires d’un blanc d’étain, doués ae l’éclat métallique. Densité, 5,13 à 5,26.

La wittichenite (3Cu^S,BiS^). Masses compactes d’un gris d’acier. Dureté, 3,5. Densité, 4,3 à 5.

La klaprothite (3Cu®S,2BiS®).

Sulfobismuthites de cuivre et de plomb. — On en connaît deux :

Vaikinite (CuPbBiS®). En aiguilles d’un gris de plomb. Dureté, 2 à 2,5. Densité, 6,1 à 6,8.

La chiviatite (Cu*S,4PbS,8BiS3). En masses d’un éclat métallique, et d’un gris de plomb. Densité, 6,92.

SULFOMOLYBDATES DE CUIVRE

Berzelius en a décrit deux :

Le sulfomolybdate (CuS,MoS*);

Le persulfomolybdate (GuS,MoS*).

Ce sont des précipités d’une couleur brune.

SULFOTUNGSTATE DE CUIVRE (CuS,WS®)

Précioitéd’une couleur defoie, devenant brun par la dessiccation fBerzelius).

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