‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 44 sur 152 · AzIP,Cu0S03,3tl0 (i · texte numérisé non relu

AzIP,Cu0S03,3tl0 (i

(t) Deutsch. Chem. Gesell., t. III, p, 422.

HYPOSULFATE CUPRICOAMMONIQÜB

On sature d’ammoniaque une dissolution d’hyposulfate de cuivre, jusqu’à ce que le précipité qui se forme d’abord ait disparu ; la liqueur laisse bientôt déposer des cristaux d’hyposulfate ammoniacal (Heeren). D’après Schweitzer, on peut l’obtenir en précipitant le sulfate de cuivre ammoniacal par l’hyposulfite de baryte.

Ce sel cristallise en tables rectangulaires d’un bleu d’azur, ayant pour composition :

2AzH3,Cu0,S*05.

Il se décompose partiellement à 160 degrés, en devenant vert. Il est assez soluble dans l’eau chauffée à 40 degrés. Cette dissolution se détruit à une chaleur de 60 degrés, ou en présence d’un grand excès d’eau, en donnant de l’hydrate cuivrique et de l’hyposulfafe d’ammoniaque. L’acide chlorhydrique, versé goutte à goutte, en précipite de l’oxychlorure de cuivre.

PERCHLORATE CÜPROAMMONIQÜE

On fait dissoudre le carbonate de cuivre dans l’acide perchlorique aqueux, on sursature la liqueur avec de l’ammoniaque, puis on y ajoute de l’alcool. Il se précipite de petites aiguilles bleues de

2AzH3,Cu0C10V4H0.

Ce sel se transforme à l’air en une poudre verte. Sa dissolution se décompose par l’ébullition en ammoniaque, perchlorate ammonique et oxyde cuivrique (Roscoë) (1).

BROMATE CÜPROAMMONIQÜE

En ajoutant dé l’alcool à une solution de bromate cuivrique dans l’ammo- >^>aque, il se précipite une poudre cristalline bleu foncé de

2AzH3,Cu0Br05.

sel se dissout dans une petite quantité d’eau, mais un excès le décompose èn un sel basique, qui, par des lavages prolongés, se dédouble en oxyde cuivrique, en bromate d’ammoniaque et ammoniaque. La chaleur en dégage de

1 azote, du brome, de l’ammoniaque et de l’eau (Rammelsberg) (2).

^nnalen der Chemle und Pharmacie, L CXXI, p. 340,

(“) Annales de Poggendof/f, t. LU, p. 95.

ENCYCLOPÉDIE ClllMlüüE.,

liés

■ lODATE CUPROAMMONIQUE

Berzelius l’a obtenu en saturant d’ammoniaque une dissolution bouillante d’iodate cuivrique neutre. Par refroidissement, il se dépose des prismes bleu foncé, ayant pour composition :

2AzH3,Cu0I05,3H0.

La chaleur les décompose en ammoniaque, iode, oxygène et eau. Soumis à de nombreux lavages à l’eau, ils donnent une poudre d’un bleu pâle, qui ne paraît plus contenir d’acide indique (Rammelsberg).

AZOTITES DE CUPROAMMONIUM

On évapore à sec, au bain-marie, la liqueur provenant de l’action simultanée de l’air et de l’ammoniaque sur le cuivre métallique. On pulvérise le résidu et on le soumet à l’aclion de l’alcool ammoniacal bouillant. Par refroidissement, la liqueur filtrée laisse déposer un sel bleu cristallisé, ayant pour formule :

AzH3,Cu0Az03,2H0.

Chauffé à 100 degrés, il se colore en vert, en perdant toute son eau et son ammoniaque. Le résidu est de l’azotite de cuivre anhydre.

En présence d’une petite quantité d’eau, il se dissout en perdant de l’ammoniaque. La dissolution évaporée donne de l’azotite d’ammoniaque et un sel vert cristallisé, ayant pour composition :

AzH3,3Cu0,Az03,H0.

Ce composé existe également dans les eaux mères du sel précédent.

Par l’action d’une grande quantité d’eau, cés deux azotites basiques se détruisent, en donnant un hydrate de cuivre d’un hleu-turquoise, dont nous avons décrit plus haut les remarquables propriétés.

AZOTATE DE CUPROAMMONIUM

Kane l’a obtenu en faisant passer à chaud du gaz ammoniac dans une dis^ solution saturée d’azotate cuivrique, jusqu’à ce que le précipité d’abord for®® se dissolve, puis évaporant la liqueur.

D’après Berzelius, ou peut encore l’obtenir en soumettant les cristaux dazO" tate de cuivre à l’action de l’ammoniaque gazeuse, ou bien en plaçant sous une

LE CüIVRE ET SES COMPOSES. 117

cloche de verre deux vases contenant, l’un, une dissolution concentrée d’azotate cuivrique, l’autre, de l’ammoniaque liquide.

L’azotate de cuproaramonium cristallise en prismes orthorhombiques renfermant :

2AzH3,Cu0Az05.

11 est soluble dans l’eau ; l’addition de quelques gouttes d’acide à cette dissolution en précipite de l’azotate basique. Sous l’action de la chaleur, il dégage un peu d’ammoniaque, fond, puis se décompose brusquement avec explosion en projetant de l’oxyde de cuivre (Kane).

PHOSPHATES CÜPROAMMONIQÜES

Le pbospbate de cuivre, obtenu par précipitation, se dissout dans l’ammoniaque en donnant une liqueur bleue. L’addition d’alcool en sépare une buile d’un bleu foncé, qui se prend par la dessiccation en une masse cristalline, ayant, d’après Scbiff, pour composition :

2AzH’,3Cu0,P05.

Quand on ajoute de l’alcool absolu, saturé d’ammoniaque, à une dissolution du phosphate 8Cu0,3P0^11H0 dans l’ammoniaque liquide, il se forme une masse sirupeuse. On la redissout dans l’ammoniaque, et on y verse de l’alcool ammoniacal. Au bout de plusieurs semaines, il se dépose des cristaux bleus du composé :

t0AzH3,2CuO,3PO5,21HO.

Ce sel est soluble dans l’eau froide ; il perd de l’ammoniaque à la température ordinaire, en se transformant en une poudre d’un blanc-bleuâtre (Metzner).

PVROPHOSPHATES CÜPROAMMONIQÜES

En ajoutant de l’alcool à une solution ammoniacale de pyrophosphate de cuivre, Schwartzenberg a obtenu des cristaux, solubles dans l’eau, de

4AzH3,8Cu0,3P05,8H0.

Par l’évaporation du pyrophosphate de cuivre ammoniacal, il se dépose des cristaux verts renfermant :

2AzHS,2Cu0,P05,H0.

' Cé sel’est peu soluble dans l’eau. Soumis à la calcination, il laisse un résidu de pyrophosphate de cuivre (Scliiff).

PYROPHOSPHAMATE DE CUIVRE

Gladstone et Holmes l’ont découvert au cours de leurs recherches sur le chlorophosphure d’azote. Ce composé, dissous dans l’alcool et additionné d’ammoniaque liquide, donne du chlorure et du pyrophosphodiamidate d’ammoniaque. On rend la dissolution légèrement acide, on y ajoute du sulfate de cuivre et on chauffe. Il se précipite des flocons bleus de pyrophosphamate de cuivre, noircissant par l’action de la chaleur, en dégageant de l’ammoniaque et donnant un sublimé blanc (1).

ARSÉNIATE CÜPROAMMONIQUE

La dissolution ammoniacale de l’arséniate de cuivre, évaporée dans une atmosphère d’ammoniaque, donne une poudre bleue anhydre. En présence de l’eau, ce composé s’hydrate. Il a alors pour composition :

2AzH3,2Cu0,.4s05,3H0.

Chauffé, il perd d’abord de l’ammoniaque et une partie de son eau ; puis il se décompose en donnant de l’oxygène, de l’eau, de l’acide arsénique et de l’oxyde de cuivre (Schiff).

Damour, en faisant évaporer une dissolution d’arséniate de cuivre basique, a obtenu de beaux prismes bleus, renfermant :

3AzH3,6Cu0,2As05,4H0 (2).

BORATE CÜPROAMMONIQUE

On ajoute de l’alcool à une dissolution ammoniacale de borax et d’acétate de cuivre à équivalents égaux. Au bout de quelques jours, il se dépose une croûte cristalline bleue de borate de cuivre ammoniacal :

2AzH3,Cu0,2B03,6 HO.

On l’obtient encore, sous forme d’un précipité bleu, en ajoutant 2 équivalents d’aéide borique à 1 équivalent d’acétate de cuivre en solution ammoniacale. On

(1) Chem. Soc. Journal (2), t. II, p. 225.

(2) Journal fur praktische Chemie, t. XXXVII, p. 485. ■

fait 'reaissoudre la masse dans l’eau chaude, et on filtre pour séparer le borate de chaux qui a pu se former par suite de l’impureté des produits.

Le borate de cuivre ammoniacal cristallise en tables rhomboïdales bleues. Il s’effleurit à l’air, en perdant de l’ammoniaque. Sa dissolution aqueuse se décompose par l’ébullilion, en donnant un précipité de borate de cuivre.

SILICATE CUPHOAMMONIQDE

Le silicate cuivrique obtenu par précipitation, traité par l’ammoniaque, lui cède une partie de son cuivre. Il reste une poudre bleue amorphe de silicate ammoniacal, qui, après dessiccation dans une atmosphère d’ammoniaque, a pour composition;

AzH3,Cu0,Si02.

CARBONATE CUPROAMMONIQÜE

L’oxyde ou le carbonate de cuivre se dissolvent dans le sesquicarbonate d’ammoniaque. On concentre, la dissolution bleue, et on l’étend de deux fois son volume d’alcool. Après un repos de douze heures, on trouve les parois du verre tapissées de cristaux d’une couleur bleue, analogue à celle de l’azurite. Ils ont pour composition :

ÂzH*,CuOCO‘L

L’eau détruit rapidement ce composé, en s’emparant du carbonate d’ammoniaque, et laissant un résidu de carbonate cuivrique hydraté, 2Gu0,C0®,2H0.

Le carbonate ammoniacal est insoluble dans l’alcool et l’éther. Chauffé à 200 degrés, dans un courant d’acide carbonique, il donne un sublimé de carbonate d’ammoniaque, en même temps que l’oxyde de cuivre subit une réduction partielle. A une température plus élevée, il se produit une vive déflagration, et tout l’oxyde de cuivre est réduit à l’état métallique (Favre).

ANTIMONIATE CUPROAMMONIQÜE

L’antimoniate cuivrique obtenu par double décomposition, traité par l’ammoniaque, se transforme en une poudre d’un bleu clair, insoluble dans l’eau, renfermant, d’après Schiff:

2AzH3,2Cuü,Sb05,4H0

TUNCSTATE CDPROAMMONIQDE

En évaporant une dissolution ammoniacale de tungstale de cuivre, on obtient des cristaux bleuâtres de

AzH3,Cu0W03,II0.

(Schiff.)

CHROMATE CUPROAMMONIQDE

Ce composé, observé pour la première fois par Bôttger, a été étudié depuis par Malaguti et Sarzeau.

Eli faisant arriver un courant de gaz ammoniac dans de l’eau contenant en suspension du chromate qUadribasique de cuivre, la température s’élève peu à peu, et la liqueur devient limpide en se colorant en vert. Maintenue longtemps à quelques degrés au-dessous de zéro, cette dissolution laisse déposer des cristaux prismatiques à base rhombe, d’un vert foncé, qui ont pour formule :

5AzH3,3Cu0,2Cr03,2H0.

Le chromate cuproammonique s’altère à l’air en perdant de l’ammoniaque. L’eau le décompose en un chromate basique de. cuivre insoluble, et en un chromate ammoniacal qui se dissout dans l’eau, en la colorant en vert. Quand on chauffe cette dissolution, l’excès d’ammoniaque se dégage; il se précipite du chromate basique de cuivre, tandis que le chromate acide d’ammoniaque entre en dissolution.

Chauffé dans un tube fermé à un bout, il se décompose en décrépitant, et en lançant des étincelles. On observe en même temps un dégagement d’eau et d’ammoniaque.

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