HISTORIQUE
Le mercure, se rencontrant dans la nature à l’état natif, a été connu dès la plus haute antiquité; non seulement le métal lui-même était recueilli, mais le minerai était décomposé, et les Grecs et les Romains retiraient le mercure d’Espagne comme de nos jours. On trouve dans les œuvres de Pline la description du procédé de traitement des minerais. On connaissait déjà les amalgames d’or et d’argent qui servaient à recouvrir le cuivre d’un de ces métaux précieux. On employait aussi le mercure dans le traitement des cendres contenant de l’or, comme celles qui provenaient de l’incinération des tissus brochés d’or.
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES
Le mercure est le seul métal actuellement connu qui soit liquide à la température ordinaire. Son point de fusion a été déterminé par Cavendish, qui a trouvé — 30“,37 (31“,5 d’après Réaumur). 11 serait situé à — 39“,44 d’après Hutchins, et à ^— 38‘',85 d’après Mallet (Proc. Roy. Soc., XXVI, 71). Sa chaleur latente de fusion, déterminée par Person, est de 2,84.
Sa chaleur latente de vaporisation est de 77.
Sa chaleur spécifique à l’état solide et à l’état liquide est sensiblement la même : 0,0319 à l’état solide, et 0,0333 à l’état liquide.
Le mercure, à l’état solide, se présente sous forme d’un métal gris présentant à peu près les propriétés physiques du plomb sous le rapport de la malléabilité et de la ténacité. Il est cristallisé sous forme d’octaèdres. La solidification du mercure a lieu avec contraction.
Le mercure a pour densité, à l’état liquide, 13,596 d’après Régnault, 13,589 d’après Riot et Arago; voici divers nombres donnés par différents physiciens : 13,5592(Karsten); 13,5886 à 4degrés et 13,535 à 26 degrés (Kupffer);