GÉNÉRALITÉS
La plupart des amalgames s’obtiennent par l’union directe des deux métaux ; cette combinaison a lieu le plus souvent à la température ordinaire; certains métaux cependant, l’aluminium et l’antimoine par exemple, se combinent seulement lorsqu’on les chauffe en présence du mercure. On emploie souvent aussi la double décomposition entre un amalgame alcalin et un sel métallique, quelquefois aussi on décompose par la pile un oxyde en employant du mercure comme électrode négative. Cette dernière méthode s’applique tout particulièrement aux amalgames des métaux alcalino-terreux.
Les propriétés des amalgames se distinguent de celles des métaux qu’ils contiennent. Les uns sont plus électro-négatifs que ces métaux et les autres moins. Il y a une relation étroite entre ce fait et la chaleur deformation des amalgames.
Bien que l’on n’ait à ce sujet de données précises que pour les amalgames alca- • lins (Berthelot), on connaît cependant le sens du phénomène pour un certain nombre d’amalgames (Regnauld) (1). Ainsi le zinc, l’étain et le plomb se combinent au mercure avec absorption de chaleur : les amalgames formés par ces métaux sont électro-négatifs par rapport aux métaux eux-mêmes.
Le cadmium et les métaux alcalins dégagent au contraire de la chaleur en s’amalgamant : leurs amalgames sont électro-positifs par rapport à ces métaux.
Les seuls nombres connus, relatifs à la chaleur de formation des amalgames, concernent les combinaisons du potassium et du sodium. On a, d’après M. Berthelot :