AMALGAME DE CUIVRE
On obtient cet amalgame, soit par l’union directe du cuivre ou du mercure, soit par l’action du cuivre sur le nitrate de mercure, soit par l’action du mercure sur un sel de cuivre, généralement du chlorure. D’après Joule, l’amalgame obtenu par l’action directe des deux métaux, lorsqu’il a été débarrassé par une forte pression du mercure en excès, correspond à la formule HgCu.
Certains dentistes emploient pour l’obturation des dents cariées un alliage de cuivre et de mercure obtenu en chauffant du mercure avec du cuivre précL pité en présence d’une petite quantité d’acide sulfurique concentré. Cet amalgame, composé de 3 parties de cuivre pour 7 de mercure, possède la propriété de se solidifier assez raoidement.
MERCURE
AMALGAME d’ÉTAIN.
Les amalgames d’étain s’obtiennent en général par l’union directe des deux métaux; cette action a lieu même à la température ordinaire, mais elle est activée sous l’influence de la chaleur. On emploie aussi quelquefois l’action de l’amalgame de sodium sur le protocMorure d’étain. En variant les proportions relatives de mercure et d’étain, on a obtenu divers amalgames :
SiiHg® densité à 26". M ,38
SiiHg densité à 26". 10,34
Su^Hg.9,32
Sn^Hg. 8,82
Ces amalgames sont formés en général avec contraction.
Joule a obtenu divers amalgames d’étain bien cristallisés, en décomposant par la pile avec une électrode de mercure une solution de protochlorure d’étain.
Les amalgames d’étain ont reçu un certain nombre d’applications; dans l’étamage des glaces on emploie un amalgame de cette nature (voy. l’article de M. Bitte : Étain). On emploie aussi un amalgame d’étain et de cadmium ou d’étain, d’argent et d’or pour remplir les cavités des dents gâtées.