‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 6 sur 152 · t-A zH 3 = Az03 + 3 HO, 0**-|-t2Cu = 12Cu · texte numérisé non relu

t-A zH 3 = Az03 + 3 HO, 0**-|-t2Cu = 12Cu

CUIVRE ALLOTROPIQUE

Dans ces derniers temps, M. Schutzenberger a annoncé l’existence d’une modification allotropique du cuivre. D’après lui, on l’obtient par l’électrolyse d’une dissolution à 10 pour 100 d’acétate de cuivre, préalablement bouillie pendant quelques minutes. Le dépôt de cuivre allotropique se fait sur le côté de la lame de platine qui fait face à l’électrode positive, tandis que la face opposée se recouvre d’une couche beaucoup moins épaisse de cuivre ordinaire.

Le cuivre allotropique se présente sous la forme de plaques à éclat métallique. Sa couleur se rapproche de celle du bronze. Il est cassant, et se laisse réduire en poudre impalpable. Il est toujours mêlé à quelques centièmes d’o.xyde. Sa densité est égale à 8 environ.

La surface des plaques s’oxyde rapidement à l’air en prenant une teinte indigo foncé. Dans l’eau aérée chaude, et dans une solution froide d’acétate basique, l’oxydation est instantanée. A l’état pulvérulent, il se transforme rapidement à l’air en oxyde cuivrique.

L’acide azotique, étendu de dix fois son poids d’eau, l’attaque à froid avec dégagement de protoxyde d’azote. D’après M. Schutzenberger, on ne peut attribuer cette réaction à la présence d’un hydrure de cuivre ou d’hydrogène occlus, car, dans le vide ou dans l’acide carbonique, il ne se dégage pas d’hydrogène.

Chauffé à 100 ou à 150 degrés, le cuivre allotropique se convertit rapidement en cuivre ordinaire, sans perte de poids.

L’existence de cette modification du cuivre a été contestée par M. Widemann.

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