‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 14e cahierChapitre 64 sur 152 · AMALGAME DE PLATINE · texte numérisé non relu

AMALGAME DE PLATINE

Le mercure et le platine en lame mis en contact, ne se combinent pas direct tement à la température ordinaire. Si l’on chauffe, le mercure mouille le platine sans former d’amalgame à proprement parler. L’éponge de platine paraît donner de meilleurs résultats, surtout si on la triture dans un mortier chaud avec du mercure, en présence d’une petite quantité d’acide acétique. Bœttger recommande l’emploi de l’amalgame de sodium sur le chlorure de platine ou sur le chloroplatinate d’ammoniaque.

Les amalgames ainsi préparés sont solides, et ils perdent leur mercure par la chaleur. A une température relativement basse, telle que celle qu’on peut obtenir avec une lampe à alcool, ils conservent encore 7,6 pour 100 environ de mercure, et ce n’est qu’à une température plus élevée qu’ils se décomposent totalement. L’amalgame, qui contient encore 7,6 pour 100 de mercure, jouit de la propriété que possède la mousse de pjatine,de rougir et d’allumer un mélange d’hydrogène et d’oxygène.

AMALG.VMES DE PLOMn.

Ils s’obtiennent soit par l’union directe des deux métaux à froid ou mieux à chaud, soit par l’action de l’amalgame de sodium sur l’acétate de plomb. C’est une masse blanche d’une texture grenue et qui contient en général 2 équivalents de plomb pour 3 de mercure. D’après Joule, on obtient un amalgame ayant pour formule Pb^Hg, en comprimant fortement la masse obtenue par l’action directe du plomb sur le mercure.

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