AMALGAME DE POTASSIUM
Ces deux métaux se combinent avec dégagement de chaleur en donnant des produits plus ou moins bien définis. Les alliages contenant beaucoup de mercure sont liquides. Lorsque la proportion de mercure est plus grande que 70 fois celle du potassium, l’alliage est liquide, d’après Davy. D’après Gay-Lussae et Thénard, ce ne serait que pour 140 parties de mercure pour 1 de potassium que l’alliage deviendrait liquide. La limite serait encore plus éloignée d’après Bœttger (1); d’après ce savant, l’amalgame formé de .l partie de potassium pour 200 de mercure étant encore pâteux.
On a obtenu un amalgame cristallisé par l’action directe des deux métaux ou par l’action d’un amalgame de sodium, contenant 3 pour 100 de ce métal, sur de la, potasse hydratée ou sur du carbonate de potasse. On obtient ainsi les
(1) J. pr. Chem., I, 303.
MERCURE
cristaux appartenant au système cubique et formés surtout par des cubes et des dodécaèdres rhomboïdaux (1).
Leur composition répondait à la formule Hg^^K, bien que l’on ait employé des proportions très différentes d’amalgame de sodium et de sel de potasse.
Cependant l’amalgame obtenu contenait toujours une petite quantité de sodium, principalement lorsque les deux corps n’étaient restés en présence qu’un ou deux jours.
On peut aussi obtenir nn amalgame de potassium par l’action d’un courant électrique énergique sur un morceau de potasse humectée d’eau, en employant du mercure comme électrode négative.
L’amalgame de potassium perd le mercure qu’il contient au rouge ; l’eau le décompose lentement avec dégagement d’hydrogène ; les acides étendus accélèrent un peu cette action. L’amalgame de potassium est décomposé par un grand nombre de sels avec formation de potasse et de l’amalgame du métal correspondant au sel. On a rapproché cette action de celle qu’il produit sur les sels ammoniacaux en donnant une matière paraissant être un amalgame d’ammonium.