ANGLES PRINCIPAUX
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Mercure sulfuré en ^nasses grenues.—Cette variété, toujours d’un rouge assez foncé, présente une cassure grenue ; on y aperçoit souvent de petites lamelles
MERCURE
qui se croisent dans différents sens. Ordinairement parfaitement pure, la couleur de sa poussière et sa pesanteur spécifique sont les mêmes que dans la variété cristalline.
Mercure sulfuré fibreux et pulvérulent. — Toutes les collections possèdent des échantillons de fer oxydé hydraté hrun, provenant de Wolfstein, dans le Palalinat, recouverts d’une couche mince de mercure sulfuré en poussière, d’un beau rouge-vermillon.. Dans quelques cas fort rares, cette variété est fibreuse, elle est ordinairement terreu.se, sans adhérence, et tache les doigts. On l’appelle vulgairement fleur de cinabre, vermillon natif.
Mercure sulfuré bitumineux.—Les caractères de cette variété changent avec sa richesse. Quand le mercure sulfuré bitumineux contient 60 pour 100 de mercure, il est encore rouge ; sa couleur passe seulement au brun. Sa pesanteur spécifique est très considérable. C’est le minerai riche d’Idria appelé lebererz. Sa couleur et sa pesanteur spécifique changent à mesure que le minerai s’appauvrit ; souvent il devient tout à fait analogue à du calcaire bitumineux ou à de Targile schisteuse, et quelques essais peuvent seuls faire reconnaître la présence du mercure. Souvent le mercure sulfuré se concentre en quelques points, et sa couleur devient aussitôt appréciable. C’est ce qui a lieu quand les échantillons contiennent des coquilles ; le test en est remplacé par du mercure sulfuré d’un beau rouge. Cette circonstance montre que dans cette roche, où l’on pourrait croire que le mercure est disséminé en parties contemporaines, il est encore cependant d’une origine postérieure. Ce dernier minerai de mercure, dont la pesanteur spécifique est peu supérieure à celle de la roche, est appelé branderz par les mineurs allemands.
SÉLÉNIURES DE MERCURE.
On rencontre dans la nature le séléniure de mercure plus ou moins pur ; il est en général associé à d’autres séléniures ou à des sulfures. Pour préparer ce corps, on peut combiner directement les deux éléments ; la réaction a lieu et donne une masse d’un blanc d’étain lorsque l’on a employé un excès de mercure et que l’on a volatilisé l’excès de ce métal. En opérant au contraire avec un excès de sélénium, on obtient une masse grise plus riche en sélénium que la première, mais il est difficile de savoir si l’on a affaire à un perséléniure ou à un mélange de sélénium et de séléniure. On peut encore obtenir le séléniure de mercure en précipitant le bichlorure de mercure par l’hydrogène sélénié ; il se présente alors sous forme d’une poudre noire.
Le séléniure de mercure n’est pas un corps bien défini ; on lui attribue la formule Hg'Ses ou Hg“Se*®.
C’est un corps stable; il est difficilement attaqué par l’acide azotique, qui le transforme en sélénite mercureux; l’eau régale l’attaque plus facilement et le transforme en sélénite mercurique.
SULFOSÉLÉNIDRE DE MERCURE.
Le séléniure de mercure peut exister à l’état de combinaison avec le sulfure; on le rencontre à cet état dans la nature. C’est une matière granuleuse, grisâtre. On peut la volatiliser sans décomposition. Chauffée avec les alcalis ou les carbonates alcalins, elle donne du mercure métallique. Le chlore la décompose à chaud en donnant des chlorures de soufre, de sélénium et de mercure. Les acides chlorhydrique et nitrique l’attaquent à peine. L’eau régale a une action énergique même à froid. Le sulfoséléniure de mercure a pour formule :
HgSe + 4HgS.