ÉTAT NATUREL. — MERCURE CHLORURÉ
Le mercure chloruré forme des croûtes sur la surface de minerais de fer oxydé brun ; quelquefois aussi il tapisse les cavités de ces mêmes minerais, qui existent dans certaines mines de mercure, notamment à Atmaden en Espagne, et à Moschel-Landsberg dans le Palatinat. Au milieu de ces espèces d’enduits, toujours peu épais,-on voit disséminés des cristaux ordinairement trop imparfaits pour qu’on en apprécie la forme, mais quelquefois cependant assez nets pour être mesurés. Ces cristaux, en général fort petits, dérivent d’un prisme droit à bases carrées (fig. 12), dans lequel la hauteur est au côté comme les nombres 1 : 2,48.
Leur forme générale, entièrement analogue à celle de certains cristaux de ^'ircon, est tronquée sur chacune de ses arêtes, par des modifications tangentes fe* (%• 12) qui conduisent à un second prisme à base carrée et surmonté d’un pointement à quatre faces b', placé sur les arêtes de la base. Ces cristaux sont
très éclatants quand leur surface n’a pas été altérée, ils sont transparents ou au moins fortement translucides.
Le mercure chloruré est d’un gris de perle ; dans la cassure, l’éclat en est adamantin, ses surfaces sont souvent ternes. Sa cassure est conchoïdale, il est
Fig. 12.
très tendre et reçoit l’empreinte de l’ongle, on le coupe comme un morceau de cire. Sa pesanteur spécifique est 6,482; exposé au chalumeau, il se volatilise complètement ; mélangé avec de la soude et chauffé dans le tuhe d’essai, il donne du mercure.