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BBOMURE DOUBLE DE FER ET DE MERCURE

Ce sont des prismes jaunes très facilement déliquescents.

lODURE DE MERCURE.

Le mercure se combine à l’iode suivant plusieurs proportions. Les deux pni'j cipaux composés sont l’iodure mercureux HgH et l’iodure mercurique HgL paraît exister aussi des iodures intermédiaires, q

MERCURE

lüUURE MERCUREUX.

Pour préparer ce corps, on triture dans un mortier i200 parties de mercure et 127 parties d’iode; il est bon d’opérer en présence de l’alcool, qui s’empare de l’iodure mercurique qui peut se former; il rend aussi la réaction moins violente. On peut aussi, dans cette préparation, remplacer l’iode par l’iodure mercurique. On peut aussi précipiter l’acétate de sous-oxyde de mercure par l’iodure de potassium. L’azotate raercureux donne un produit moins pur, surtout s’il contient de l’acide azotique libre, comme cela arrive souvent; il est toujours souillé par de l’iodure mercurique.

Dans le cas où l’on emploie l’acétate mercureux, on doit vérifierai le produit ne contient pas un sous-acétate mercureux qui se précipite quelquefois en même temps. Il est préférable d’employer l’action de l’iodure de potassium sur le chlorure de mercure en proportions équivalentes. Quel que soit d’ailleurs le .procédé employé, on doit éviter dans sa préparation l’action de la lumière.

L’iodure mercureux est une poudre d’un jaune verdâtre, extrêmement peu soluble dans l’eau (1 partie dans 2400 parties d’eau), et tout à fait insoluble dans l’alcool. Sa densité est voisine de 7,7. Ce composé est peu stable ; il tend à se décomposer sous diverses influences en mercure métallique et en iodure mercurique ou en une combinaison d’iodure mercurique et d’iodure mercureux Hg*P. Telle est l’action de la chaleur, telle aussi paraît être l’action de la lumière. Par suite de la tendance de l’iodure mercurique à former des iodures doubles avec les autres métaux, les iodures métalliques décomposent en général l’iodure mercureux en mercure et iodure mercurique, qui s’unit à l’iodure métallique employé; les chlorures ont une action analogue, mais plus lente. L’ainmoniaqne le dissout en laissant un résidu grisâtre qui paraît être du mercure métallique. L’acide sulfui ique le décompose avec dégagement d’acide sulfureux et formation d’une combinaison d’iodure mercurique et de sulfate de mercure.

L’iodure mercureux a reçu des applications médicinales. On doit surtout éviter pour cet emploi la présence de l’iodure mercurique, qui est un poison violent. Squire a indiqué comme moyen de vérification l’action de l’aniline, qui donne en présence de l’iodure de mercure une coloration caractéristique {Jahresb., 1862, p. 217).

D’iodure mercureux cristallisé peut s’obtenir en chauffant au bain de sable, un ballon contenant du mercure et de l’iode; ce dernier est renfermé dans un petit tube suspendu au centre du ballon. Dans cette disposition, la vapeur mercurielle étant en excès, on obtient des cristaux toujours souillés par elle.

Cet excès de mercure s’enlève en lavant les cristaux avec de l’acide azotique étendu.

La forme cristalline se rattache au système orthorhombique.

Combinaison habituelle des faces : b, p, g’, faces secondaires, 6 et e; angle bi/i h t/4 97o^|.2 (environ); angle e c = i31%20 (environ).

Soumis à l’action de la chaleur, le protoiodure de mercure cristallisé devient

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