Diamant. Densité = 3,5 à
Le gypse ayant une dureté un peu variable (1,5
ir g' et 2 si
ît qui prend alors pour dureté 2 ; ces nombres
par le sel marin qui a pour dureté unique 2,5 n’ont d’ailleurs que des valeurs relatives.
11 ne faut pas oublier que 2,5 indique seulement une dureté intermédiaire éviter de donner aux décimales leur valeur habituelle.
(2) Métallurgie de l’argent (Encyclopédie chimique), Roswag.p. 43,
le remplace quelquefois
L’ARGENT ET SES COMPOSÉS
Dans quelques mines, notamment dans celles de Californie, on trouve l’argent constamment associé avec l’or; ce dernier métal peut même s’y rencontrer en proportion telle que l’argent natif devient un véritable électmm ou or argentai, suivant la convention habituelle des minéralogistes qui ont l’babitude de désigner sous ce nom les alliages d’or et d’argent dès qu’ils contiennent des quantités à peu près égales ou au moins comparables des deux métaux. Ainsi la concession de Comstock, dans le Nevada, fournit des minerais dans lesquels la proportion relative d’or et d’argent natifs est en moyenne de 53 d’argent pour 47 d’or; ces minerais contiennent d’ailleurs beaucoup de matières étrangères, notamment des sulfures.
Comme il arrive pour d’autres métaux (cuivre, mercure, etc.), toutes les raines d’argent natif contiennent en même temps divers autres minerais d’argent, tels que sulfures, chlorures, sulfures doubles. Aussi a-t-on supposé depuis longtemps que ce métal avait été formé aux dépens de ses minerais, et que la nature s’était chargée, dans certaines localités privilégiées, de faire les frais de la métallurgie de l’argent.
Pour fixer les idées d’une manière définitive sur la provenance de cet argent natif, un certain nombre d’expérimentateurs ont cherché dans quelles conditions cette réduction à l’état métallique avait pu se produire.
Ce qui donne encore plus d’importance à ce genre de recherches, c’est la forme particulière que présente fréquemment l’argent natif, qui, à côté des cristaux ou des pépites massives qui sont relativement rares, offre le plus fréquemment des fils ou rubans contournés de la façon la plus capricieuse et la plus caractéristique.
On a signalé des octaèdres d’argent produits accidentellement dans l’usine de Schmôlnitz par volatilisation du mercure d’un amalgame; ces octaèdres avaient un diamètre de 2 millimètres. Ce fait pourrait expliquer la cristallisation de l’argent natif dans certains gisements où se trouve abondamment l’amalgamée.
Scheerer (1) a trouvé dans une fente d’un fourneau de Freiberg, en Allemagne, un échantillon d’argent filiforme, mais cette formation doit être considérée comme accidentelle; du moins la réaction qui adonné naissance à-cet échantillon n’est pas connue.
Gladstone (2) obtint de l’argent filiforme en réduisant le nitrate d’argent par l’oxyde de cuivre.
De Sénarmont (3), dans ses recherches sur la formation des minéraux par voie humide dans les gîtes métallifères concrétionnés, put reproduire, en même temps qu’un certain nombre de sulfures, de l’argent et du cuivre cristallisés et dans des conditions qu’il juge comparables à celles des gisements de l’Amérique du Nord.
Durocher (4), qui entreprit dans le même but des expériences par voie sèche, prépara de l’argent cristallisé par réduction de son chlorure dans un courant d’hydrogène au rouge sombre.
(t) Hutlen Ersengnisse, p. 368.
(2) Chem. News, t. XXVI, p. t09 (1873).
(3) Ann. chim. phys. |3), t. XXXII, p. 129 et G. R., t. XXXII, p. AlO (1851).
(D C. R., t. XXXII, p. 823 (1851).
ENCYCLOP. CHIM. 3
Riban (1) obtint aussi de l’argent cristallisé en chauffant en vase clos, vers 175 degrés, des dissolutions étendues (5 pour 100 de sel) de foriniate et d’acétate d’argent. Avec ce dernier corps, on observe, mélangé avec les cristaux, de l’argent filiforme.
Becquerel (2), en faisant communiquer par un espace capillaire une solution de nitrate d’argent avec une solution de sulfure de potassium, a obtenu non du sulfure d’argent, mais de l’argent métallique en dendrites. La même réaction se produit, mais bien plus lentement, lorsqu’on remplace le sulfure de potassium par la potasse.
Beaucoup d’autres réactions permettent d’obtenir de l’argent cristallisé, notamment la réduction d’une dissolution d’un sel d’argent, soit par un métal plus oxydable, soit par un corps avide d’oxygène. Les précipités qu’on obtient ainsi, examinés au microscope, se montrent toujours cristallisés. On trouve des octaèdres réguliers, soit simples, soit disposés en étoiles à six branches. On a également observé le dodécaèdre rhomboïdal.
On peut aussi citer le cas remarquable de cristallisation spontanée de l’argent signalé par Warrington (3). Un vase d’argent, enfoui dans la terre depuis longtemps et retrouvé entre Bow et Stratford, s’est montré entièrement cristallin dans les cassures. Celles-ci, examinées au microscope, se montraient remplies d’un très grand nombre de petits cubes. Toutefois il est peu probable que ce mode de cristallisation puisse se reproduire fréquemment.
Quoi qu’il en soit, si les réactions précédemment indiquées permettent d’expliquer la cristallisation de l’argent, aucune ne fait comprendre l’état filiforme de ce métal, sauf, peut-être, les expériences de Gladstone et de Riban. Encore celles-ci paraissent-elles s’éloigner beaucoup des conditions dans lesquelles se sont produites vraisemblablement les réactions géologiques ; en effet, dans les filons, l’argent filiforme apparaît constamment à côté de sulfure ou chlorure d’argent, et il en est de même pour le cuivre et l’or qui ont été également rencontrés à l’état filiforme, mais toujours à côté de leurs sulfures ou tellurures.
Les expériences de Margoltet semblent, au contraire, reproduire exactement les conditions des réactions naturelles. Dans le cours de ses recherches sur les sulfures, séléniures et tellurures d’argent, de cuivre et d’or, ce chimiste est parvenu à reproduire à volonté ces filaments métalliques (4).
Le sulfure d argent, qui paraît presque indécomposable par la chaleur seule, est au contraire facilement réduit à la température du rouge en présence de l’hydrogène. L’expérience peut se faire en chauffant vers 500 degrés, en tube scellé, du sulfure d’argent dans une atmosphère d’hydrogène. On voit en divers points de la masse des fils très fins, métalliques, qui accusent une réduction partielle du sulfure.
Pour préparer sûrement de beaux échantillons d’argent filiforme, on place le
(1) C. rt., t. XCIII, p. 1082 et 1143 (1880).
(2) G. R-, t. LSXVllI, p. 1081 (1874). Voy. aussi clans VEncyclopédie ckimirnie l’arlicle Electrochimie, p. 159.
(3) Phil. mag., t. XXIV, p. 503.
(4) C. R; t. LXXXV, p. 1142 (1877) et ïhcse de doctorat ès sciences, p. 51 (Paris, 1879).
L’ARGENT ET SES COMPOSÉS. 35
sulfure d’argent dans un tube de porcelaine ou de verre peu fusible, chauffé dans un bain de vapeur de soufre (440 degrés), et l’on dirige sur les cristaux de sulfure un courant lent d’hydrogène pur et sec.
Au début de la réaction, on voit émerger à la surface de chaque cristal une houppe de fils d’argent. Peu à peu ces fils s’allongent et se groupent en larges rubans ondulés et striés longitudinalement; à mesure qu’ils croissent et se
Fig. 2.
déroulent dans le tube, ils se partagent en filaments d’uné grande ténuité à leur extrémité.
L’argent ainsi mis en liberté ne présente aucune trace de cristallisation et a tout à fait l’aspect du métal étiré à la filière.
Quand on arrête la réduction avant que les cristaux aient disparu, ce qui demande beaucoup de temps lorsqu’on n’élève pas la température au-dessus de 440 degrés, on obtient des échantillons tout à fait semblables aux associations de sulfure d’argent et d’argent filiforme qu’on rencontre dans le plus grand nombre de gisements.
L’argent filiforme prend aussi naissance quand le sulfure d’argent est maintenu au rouge vif dans un courant d’azote pur et sec, mais bien plus lentement.
Enfin, Margottet a obtenu ce même corps en réduisant par l’hydrogène le séléniure et le tellurure d’argent.
Cette réaction artificielle de l’hydrogène sur le sulfure d’argent donne évidemment la clef de la réaction géologique qui a dû produire ces masses énormes d’argent capillaire et filiforme au sein des masses filoniennes. Les gisements d’argent nalif contiennent constamment du sulfure de ce métal, et au moment des perturbations qui ont produit ces phénomènes, l’hydrogène a dû prendre naissance aux dépens des masses énormes d’eau de la mer glaciaire subitement évaporées et décomposées par les rocbes de l’éruption.
D’après Roswag (1), on peut expliquer la présence de l’argent filiforme dans certaines mines par la réaction de Fbydrogène chargé de sulfure de carbone sur l’argent divisé à 450-500 degrés. Cette réaction, qu’il est facile de répéter et qui donne naissance, en effet, à de l’argent filiforme, doit former d’abord du sulfure d’argent, qui est ensuite décomposé par l’hydrogène. Il ne paraît donc pas nécessaire de faire intervenir le sulfure de carbone, dont l’existence au moment de ces bouleversements géologiques ne paraît pas prouvée. Il suffît, pour se rendre compte des phénomènes, de supposer que l’hydrogène provenant de la décomposition de l’eau a réagi sur le sulfure d’argent préexistant.
(1) Encyclopédie chimique, Mélallurgie de l’argent, p.47.
2“ SULFURES d’argent.
Nous énumérerons sous ce titre les divers minerais d’argent qui conliennent à la fois, et en quantités notables, du soufre et de l’argent, et qui, en même temps, remplissent les deux conditions indiquées précédemment pour être rangés dans la classe des minerais courants et riches, c’est-à-dire :