II. m
pout^
Trouvé.
—C^taüTpOTir
Trouvé.
Calculé pour
2AgCl-|-A-Br.
3AgCH--2.AgBr.
A jCl + 3 Ag:nr.
Argent..
Chlore..
Brome..
J.Munro (1) a donné pour l’analyse de l’embolite de Saint-Arnaud (Victoria)
les nombres suivants :
Ag... 64,45 Br... 25,84 Cl... 9,70 qui correspond à AgCI.AgBr.
On désigne ce chlorobromure]?ous le nom général d’embolite; on donne aussi quelquefois le nom de mégabromite aux échantillons qui contiennent plus de 20 pour 100 de brome (analyse III de Field) et de microbromite à ceux qui en contiennent moins de 10 pour 100.
A part les gisements de Charfiarcillo, au Chili, on connaît encore des mines d’embolite au Mexique et dans le Honduras.
On peut reproduire des chlorobromures cristallisés, analogues aux cristaux d’emholite naturelle, en faisant dissoudre à chaud des mélanges de chlorure et de bromure d’argent dans une dissolution concentrée de nitrate mercurique, et laissant refroidir lentement.
(l) Chem. News, 26 février 1886.
9° lODÜRE d’argent.
L’iodure d’argent, qui a aussi reçu le nom à'iodite ou A'iodargyrite, a pour composition, à l’état pur :
Argent. 46,00
Iode. 54,00
Les cristaux sont des prismes, hexagonaux, jaunes, surmontés de pyramides hexagonales. Mais il est rare de le trouver cristallisé et exempt d’autres minerais et de matières étrangères. Le plus souvent il est en masses jaune de soufre ou gris jaunâtre, translucides, à éclat résineux. Sa dureté est 1 ; sa densité, 5,5 à 5,7. Comme le chlorure, le bromure et le chlorobroraure, il se laisse facilement couper au couteau.
Il ne change pas de couleur lorsqu’on l’expose à la lumière diffuse (Damour) et même à l’action directe du soleil (Domeyko).
Il résulte des analyses de Domeyko, faites sur des échantillons provenant de Rineon de Laja, dans les montagnes de los Algodones, à douze lieues à l’est de Coquirabo (Chili), que les parties les plus riches contiennent encore 31 à 32 pour 100 d’argile, le reste de la matière étant formé d’iode et d’argent. Ce savant y trouva :
Argent. 41,69 pour 100.
Iode. 53,10 — (1).
Damour a repris, en 1853, ces analyses {Annales des mines, 5' série, t. IV,
(1) Ces nombres résultent des analyses publiées par Domeyko, dans les Annales des mines, 4' série, t. VI, p. 153 (1844). En effet, après séparation de l’argile, il trouve dans le résidu, pour l''‘',541, de chlorure d’argent correspondant à 0'"’,6425 d’argent, soit 41,69 pourlÛO
et la liqueur contenant de l’iode fournit par l’azotate d’argent en excès 1“',37 d’iodure, correspondant à 48,07 pour 100 d’iode pour l<i',541 de matière. Il est probable que ce résidu contenait encore 10 pour 100 environ de matières étrangères, peut-être de l’eau, puisque lu somme 41,69 -|- 48,07 = 89,76. Pour 100 parties on aurait :
Argent. 46,45
Iode. 53,55
II nous semble du moins que c’cst ainsi qu’on doit interpréter les résultats des analyses de Domeyko, qui, on le voit, ne s’écartent que très peu des proportions théoriques. Cependaut Damour {Annales des mines, 5<’ série, t. IV, p. 329 [I853J) attribue à Domeyko les résultats suivants :
Argent.,
Iode....
e qui donnerait, e
n centièmes :
Argent.
Iode...
Cette opinion noi
is paraît provenir d'une
erreur de lecture.
L’ARGENT ET SES COMPOSÉS
p. 329) sur des échantillons de Cliarnacillo qui lui avaient été remis par de Sénarmont. Au milieu d’une gangue calcaire et argileuse, il sépara une matière cristalline, offrant un clivage facile qui conduisait à des lames rhomboédriques, jaune de soufre pâle, tendres, fragiles, de densité 5,707 à -j- 8 degrés.
D’après Damour, ces cristaux contiennent :
Argent. 45,72
Iode. 54,03
L’iodure d’argent se rencontre au Chili dans les mines de los Algodones, dans celles de Delirio, près Charfiacillo; dans plusieurs localités du Pérou; à Hiendelaencina, en Espagne; à Albarradon, près Mazapil (Zacatecas), au Mexique; et dans la mine Cerro Colorado, en Arizona. L’iodure d’argent peut être reproduit en tables hexagonales pareilles aux cristaux naturels, en dissolvant à chaud l’iodure d’argent précipité dans l’acide iodhydrique ou dans le nitrate mereurique, et laissant refroidir (1). Ces cristaux possèdent une propriété curieuse sur laquelle nous reviendrons : ils se contractent sous l’influence d’une élévation de température (2), et deviennent subitement cubiques, en absorbant de la chaleur, lorsqu’on les chauffe à 146 degrés (3).