APPAREILS DE CLASSEMENT PAR GROSSEUR
Nous nous occuperons successivement des cribles et des trommels :
a. — Cribles.
Les cribles sont formés par de simples cadrqs rectangulaires en bois, garnis de barreaux plus ou moins rapprochés ou d’une toile métallique plus ou moins fine. Il y a des cribles fixes et des cribles mobiles. Les premiers ont une inclinaison suffisante pour que les fragments de minerai, après avoir roulé à la surface, soient déversés à chaque instant et par leur propre poids dans une naisse placée à côté. Les cribles mobiles sont suspendus à des chaînes ou maintenus par des planches élastiques faisant fonction de ressort, et reçoivent d’un arbre à cames une série de secousses qui tamisent le minerai.
ENCYCLOP. CHIM
Souvent on superpose une série de cribles dont les mailles ont un diamètre variable. Les plus gros occupent la partie supérieure ; les minerais, après avoir traversé le premier, se tamisent sur les autres dont les mailles sont de plus ea plus serrées et qui séparent des fragments de plus en plus fins, qu’on désigne par des numéros correspondants à ceux des cribles.
Le criblage se fait soit à sec, soit en présence de l’eau dans laquelle le minerai se trouve délayé ; ce dernier cas est préférable, parce que l’adhérence des menus fragments et des poussières avec les fragments plus gros se trouve diminuée, et que le classement est plus parfait.
b. — Trommels.
On désigne sous le nom de trommel une sorte de crible d’une forme particulière. C’est généralement une enveloppe cylindrique ou conique en tôle perforée ou en toile métallique, dont l’axe est légèrement incliné sur le plan horizontal, et qui peut recevoir un mouvement de rotation autour de cet axe. Celte rotation est transmise à l’appareil au moyen d’une série d’engrenages ou de courroies, soit que l’axe lui-même soit mis en mouvement et entraîne avec lui le cylindre, soit que le cylindre tourne seul autour de l’axe immobile..
Fig. 27.
Le minerai préalablement broyé arrive à l’intérieur avec un courant d’eau, et descend peu à peu jusqu’à l’extrémité inférieure du cylindre, où se déversent les fragments trop gros pour pouvoir passer à travers les mailles et qu’on doit broyer de nouveau.
Généralement, comme on le voit dans la figure 27, le trommel est muni de tôles ayant des ouvertures croissantes depuis sa partie supérieure jusque sa partie inférieure, de sorte qu’en recueillant séparément les matières quiui't traversé ses parois, on obtient les diverses catégories de grosseur.
Dans d’autres appareils (voy. fig. 28), c’est un cylindre creux, garni de trois espèces de toiles métalliques dont les mailles sont de posseurs diffe^ rentes. Les secousses néessaires pour forcer le passage du minerai à travei-
les toiles sont obtenues au moyen d’une roue à rochet frappant contre un taquet, comme on le voit sur la figure.
Les trommels peuvent marcher soit à bras, soit à mulets ou à chevaux, soit mécaniquement. Ils sont susceptibles de nombreuses modifications de détail que nous nous dispenserons d’indiquer.
Fig. 28.
D’ailleurs, dans beaucoup de cas, on peut se dispenser d effectuer un classement par grosseur, un grand nombre des appareils de séparation qu il nous reste maintenant à passer en revue permettant de classer à la fois par grosseur et par densité.