I. It
Eau hygrométrique.
Eau combinée.
Silice.
de 21,22 à
Alumine.
Oxyde de fer.
Chaux..
,1 races.
Magnésie.
Alcalis.
.... traces.
Carbonate de Chaux.
Phosphate de chaux.
La confection de la coupelle est un peu différente selon que l’on opère d’après la méthode allemande ou d’après la méthode anglaise. Dans le premier cas le fond de la coupelle est fixe; il est formé par des briques; dans le second, la coupelle étant mobile, le fond est un cercle en fer facilement transportable.
On prépare la masse avec le plus grand soin; il faut en effet éviter que la matière pulvérulente ne contienne de petites quantités de matières organiques telles que pailles, ou parcelles de bois ou de charbon, substances qui en brûlant laisseraient des vides ou fissures qui permettraient un écoulement du plomb riche et des pertes d’argent. On arrose la poudre ainsi triée avec une dissolution de 2 à 5 pour 100 de potasse, et on laisse la masse se sécher et s’agglutiner à l’air.
On procède ensuite, lorsque la consistance de la pâte est convenable, au battage de la coupelle.
Ce battage se fait en spirale, au moyen de pilons en bois ou en fer.
Fig. 55.
On étend une première couche uniforme de 4 à 5 centimètres sur le fond, sans presser. Puis on tasse la matière avec les pilons en commençant par le centre du vase et terminant par les bords, en spirales, en suivant la flèche-.
C’est la première passe, de O en A.
Le pilon laisse son empreinte sur la masse en une infinité de cercles qui s’entre-croisent. On revient ensuite à rebours de A en O, en ayant soin que le coup du pilon, dont la trace primitive est le cercle Z par exemple, porte cette fois-ci de manière à se croiser avec le premier suivant, le cercle Y. C est la
(1) Roswag (loc. cit., p. 172) donne, sans doute par erreur, l’eau hjgrométrique (19,60) doit-elle être mise à part, 1 100 degrés. Quoi qu’il en soit, les nombres cités donnent les substances qui constituent ces marnes.
lieu de 111,60. Peut-être matière éliminée étant séchée à le idée des [proportions relatives
seconde passe. La surface est alors formée' par un enchevêtrement intime d’écailles d’os qui sont emprisonnées les unes dans les autres.
Lorsque cette première couche est bien pilonnée, on promène à sa surface la pointe d’un couteau où les dents d’un racloir ou peigne en y faisant des rayures très voisines les unes des autres, en zigzag, et formant de petits canaux creux peu profonds.
On remet alors une nouvelle couche de la masse et l’on procède au pilonnage de cette seconde tranche de la même manière; seulement l’opération commence en A' pour se terminer en 0. Le travail de la troisième couche commencera en A"; celui de la quatrième en A'", et ainsi de suite. On termine la dernière tranche au point du départ, en A, Enfin on procède au séchage lent de la coupelle.
Lorsque la coupelle est bien sèche, on la charge de plomb argentifère et on chauffe lentement. La flamme lèche le plomb et l’amène à la fusion. Lèvent des tuyères est dirigé de façon qu’il souffle vers le centre et pousse les vagues de litharge vers la rigole de coulée.
Dans la plupart des usines on commence à chauffer le plomb argentifère sans donner de vent, au rouge-cerise. On obtient alors, pendant cette première période, des crasses noires qui surmontent la couche de métal fondu, crasses (jui sont des lilharges très impures, appelées abzug. Elles contiennent des oxydes de fer, de zinc, d’antimoine. Ces abzugs ne pouvant ni fondre ni s’écouler par la rigole de sortie, il faut les enlever à l’aide d’un râteau.
La quantité d’abzug obtenue ne dépasse pas 2 pour 100 du plomb d’œuvre. Voici quelques résultats d’analyses de ces produits :
Abzug de Pongibaud Abzug de Poullaouen (analyse de Rivet). (analyse de Berlhicr).
Plomb. 23