yde de plomb
— zinc. i’e
— cuivre. 11
fer. 5^4
— antimoine. 0,5
Acide arsénieux. 3*0
Carbone. 5 ’o
Soufre. „
Os mélangés (phosphate de chaux)... d 96,3
Après cette première période, on donne le vent, et on voit se former d’autres
l/AUOIi>T ET SES COMPOSÉS.
crasses plus molles que les premières, formées encore de lilharges impures, mi ne sont pas encore suffisamment liquides pour pouvoir passer par la rigole des litliarges; ces matières contiennent surtout de l’oxyde d’antimoine et de l’oxyde de plomb. Ce sont les abstrich, qui représentent 3 1/2 pour 100 environ du plomb d’œuvre. Cette deuxième période est terminée lorsqu’on voit les crasses devenir liquides et commencer à s’écouler par la rigole ; elle est d’ailleurs d’une durée très variable.
Voici la composition de quelques abstrich :
. Oxyde de plomb. 82
cuivre. .
fer.
Poullaouen
(France).
Poullaouen
(France).
(.Vlleraagiie).
Katzenthal
(Allemagne).
imraencement
fin.
jà beaucoup moins impures que
les abzug.
Acide arsénieux. »
Soufre. 0,4
Silice. »
Alumine. '»
Os de la coupelle. »
On volt que ces lilbarges Les analyses de l’usine Poullaouen montrent ainsi qu’il y a une grande différence de composition entre les abstricb du commencement et les abstrich qu’on recueille à la fin, lorsqu’elles deviennent de plus en plus liquides.
Les abzug et les abstrich qui forment, comme on le voit, à peu près 5 pour 100 du plomb d’œuvre, sont mis à part et traités spécialement. Ces litbarges
Fig. 57. -
antimoniales ont entraîné presque toutes les impuretés que retenait encore le plomb qui va s’oxyder maintenant en fournissant des litharges pures, bien liquides. C’est la troisième période, celle des lilharges dites normales. Une portion de ces litharges liquides s’imbibe dans la masse poreuse de la coupelle, roais la majeure partie s’écoule au dehors au moyen d’une rigole dont nous avons déjà parlé et dont la figure 57 fait bien comprendre la disposition - Le plomb fondu dont le ménisque est convexe et la densite considérable XnCYCLOP. CHIM.
j9^ ENCYCLOPÉDIE CllIJ'llQüE.
occupe le foixd delà coupelle; la litharge fondue se trouve au-dessus axec uii ménisque concave et forme une sorte d’anneau liquide sur les bonis de la lentille de plomb. Au centre la tuyère amène un excès d’air nécessaire pour la formation de nouvelles lilharges qui viennent à mesure remplacer celle qui s’écoule par la rigole ac.
A mesure que le travail avance", la lentille'de plomb devient de plus en plus plate; aussi faut-il de temps en temps creuser plus profondément la rigole d’écoulement pour que les litbarges ne s’accumulent pas en trop grandes quantités au-dessus du plomb.
Ces lîtharges sont tantôt un peu plus rouges, tantôt un peu plus jaunes, différences qui tiennent sans doute à la température de production et aussi à l’excès plus ou moins considérable d’oxygène qui a servi à les former.
On dirige cette partie de l’opération d’après le degré de fluidité des litbarges qui s’écoulent et d’après leur contenu. On se guide aussi d’après l’intensité des vapeurs plombeuses qui remplissent le four et qui doivent être assez peu épaisses pour qu’on puisse voir la moitié du four clairement. Ces fumées sont condensées avec soin; elles sont ordinairement très riches, et font, ainsi que les fonds de coupelle, l’objet d’un traitement spécial.
Voici la composition de quelques-unes de ces litbarges :
iïrcybcvg tharge rouge).
i-rejberg (litharge jaune).
Przibram (litharge rouge).
Przibram (litharge jaune
Oxyde de plomb.
— cm^vre....
— fer
— zinc..
■],ai
— argent (?) (I)...
.àci'd'e arsénieux.
'J,âl
traces.
Silice.
Alumine..
Chaux.
Magnésie .
traces.
traces.
Soufre.....
Acide carbonique.
JÛ0J6.3:
Généralement, lorsque l’écoulement des litharges par la rigole se ralentit, on ajoute de nouvelles quantités de plomb argentifère. Ce plomb nouveau a reçu le nom de filage. Cette addition se continue ainsi jusqu’à ce que l’on juge la quantité d’argent suffisante; l’expérience apprend dans chaque cas particuliei quelle est la charge de plomb la plus convenable pour une eoupelîe déterminée et quel est aussi le poids qu’on doit donner au gâteau d’argent.
Pendant ce filage il est souvent nécessaire de remplacer la rigole d’écou-
(1) Il est peu probable que l’argent soit contenu tla-ns ces Irtbarges â l’état Æ’oxyd® gent, car l’airgeut ne s’oxyde pas dans les aoaditions où les litharges preanaut Ce.3 très petites quantités d’argent seraient plutôt à l’état de métal en très, petits g empâtés dans la masse des litharges.
L’ARGENT ET SES COMPOSÉS