‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 86 sur 157 · COULEUR · texte numérisé non relu

COULEUR

L’argent en masse compacte est d’un blanc remarquable lorsque sa surface est bien décapée. On dit souvent que c’est le plus blanc des métaux, et son nom même est destiné à rappeler ce caractère (de (ipyôç, blanc). Cependant, on peut comparer à ce point de vue l’argent à l’étain, au cadmium, au lithium, au sodium, au potassium, qui sont d’un blanc aussi éclatant lorsque leur surface est bien décapée; l’argent présente seulement sur ces derniers cet avantage qu’il est moins facilement oxydé ou sulfuré, et que sa surface se ternit moins vite.

La couleur propre de l’argent est jaune, et c’est à cause de son grand pouvoir réfléchissant qu’il paraît d’un blanc éclatant. A l’état très divisé, tel qu’on l’obtient par réduction de son chlorure, il forme une poudre d’un gris clair; mais cette poudre devient blanche et prend l’éclat métallique ordinaire sous le brunissoir.

L’argent peut prendre un très beau poli, quoique à un degré un peu moindre cependant que son alliage avec le cuivre. On obtient ordinairement le poli des lames d’argent au moyen du colcolhar très fin,'ou mieux encore, d’après Vogel, en se servant de l’oxyde de fer obtenu en calcinant l’oxalate de fer.

L’argent disposé en couche très mince à la surface d’une lame de verre, par des moyens chimiques, présente par transmission une couleur bleue.

L’argent en fusion est blanc bleuâtre, miroitant à reflets jaunes dans l’obscurité. D’apjès Ghristomanos, ses vapeurs sont bleues, tirant sur le violet clair; d’après Debray et Hautefeuille, elles sont plutôt vertes.

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