‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahierChapitre 9 sur 38 · RECENSE · texte numérisé non relu

RECENSE

Paris et les départements : 1° tête de girafe dans un poinçon découpé. — Déférent sous la mâchoire; — 2“ tête de dogue dans un poinçon découpé. — Déférent sur le collier. — Ces poinçons s’appliquent gratuitement, lors d’un cliangement de type, sur tous les ouvrages d’or et d’argent fabriqués et marqués.

5“ Autres alliages d’argent.

Il ne s’agit ici que des alliages d’argent employés pour la confection des objets d’orfèvrerie et de bijouterie.

Nous avons déjà parlé du doré, alliage d’or, d’argent et de cuivre, contenant environ 10 pour 100 d’or et 20 à 30 pour 100 de cuivre.

Les alliages d’argent, de palladium et de cuivre sont employés en horlogerie ; ils possèdent une dureté très grande, et peuvent remplacer avantageusement les rubis. On a proposé récemment, pour la confection de certains organes de montre, les alliages suivants (1) :

Palladium.

Platine.

.\rgent .

Cuivre.

Rhodium.

Or.

Nickel.

(1) Revue scientifique, 3* série, t. XIV, p. 383 (1887).

Les alliages d’argent ot de palladium servent à la fabrication des éclielles de thermomètre et de certains instruments de marine et d’astronomie; c’est sur une lame de cet alliage qu’on a tracé, la division du grand cercle de l’Observatoire de Paris.

L’agent allié à l’acier donne un métal plus dur que le meilleur acier fondu. On a préparé des aciers damassés contenant seulement 2 millièmes d’argent.

L’alliage formé de 20 pour 100 d’étain et 80 d’argent est presque aussi dur que le bronze. Il est peu employé.

Depuis quelques années on utilise dans la bijouterie l’alliage de Mousset, désigné sous le nom de tiers-argent, qui, prétend-on, se compose de -1/3 d’argent et 2/3 de nickel, mais qui en réalité est formé de 27,53 pour 100 d’argent, 59 de cuivre, 9,57 de zinc et 3,42 de nickel. Le prix de cet alliage est de 90 francs le kilogramme. Les couverts et la vaisselle de table fabriqués avec ce tiers-argent ne laissent rien à désirer; il possède une dureté plus grande que l’argent, et peut être facilement ciselé (1).

Les alliages d’or et d’argent, avec ou sans addition de cuivre, sont très employés en orfèvrerie. Ils sont plus durs, plus élastiques et plus fusibles que l’or et l’argent purs. Les bijoutiers et les orfèvres donnent des noms spéciaux à plusieurs de ces alliages qu’ils ont l’habitude de travailler. Voici leur composition :

Or. Argent. Cuivre.

Or jaune OU or pâle. 708 292 s

Or vert. 700 300 »

Électrum. 800 200 »

Or de Nuremberg. 55 55 890

Soudure pour objets d’or à 750 millièmes. 666,67 166,67 166,67

L’argent allié à l’or affaiblit beaucoup sa couleur. Par l’union d’objets d’or et d’argent à différents titres et d’alliages d’or et d’argent, les bijoutiers obtiennent de très beaux effets.

L’amalgame d’argent est employé en orfèvrerie pour argenter les surfaces métalliques ; nous y reviendrons dans le chapitre V, en traitant de l’argenture.

Nous réserverons aussi pour ce chapitre l’étude de la fabrication du plaqué et du doublé, ces matières pouvant être considérées comme formées de cuivre argenté, à la surface.

Enfin, dans le chapitre VII {Applications diverses), nous signalerons la bijouterie en rerineil et les nielles.

(1) WMgnerct Gautier, Chimie industrielle, 1.1, p. 225. Des alliages analogues ont été quelquefois employés pour la fabrication des monnaies.

ENCYCLOPÉDIE CHJMIQUE.

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