‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 21 sur 92 · U ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

U ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

verra plus loin, les propriétés générales de l’or ne sont pas altérées et l'on peut appliquer à l'or natif l'ensemble des caractères du mêlai chimiquement pur. Si les proportions des métaux étrangers sont, au contraire, sensibles, les propriétés chimiques de l’or peuvent être partiellement masquées et il convient, pour les étudier, de séparer le métal précieux des corps qui altèrent sa composition.

La préparation en grand de l’or à l’état de pureté est une opération industrielle que nous étudierons en détail dans le chapitre consacré à l’affinage et au raffinage des métaux précieux; nous n’indiquerons ici que les procédés auxquels on peut avoir recours dans les laboratoires.

La méthode la plus simple consiste à dissoudre dans l’eau régale, soit une pièce d’or, soit un fragment d'or du commerce; on évapore à sec la dissolution, on reprend par l'eau, de manière à laisser insoluble le chlorure d'argent, on filtre et, dans la liqueur renfermant l'or à l'état de chlorure, on ajoute un corps réducleur qui précipite l’or à l’étal métallique. Les réducteurs dont on peut faire usage sont : le sulfate ferreux, l’azotate mercureux, le trichlorure d’antimoine, l’acide arsénieux, l’acide oxalique, les oxalates alcalins, etc., etc.

Si l’on veut réunir l’or en lingot, il est indifférent d'employer l'un ou l’autre de ces réducteurs : une fois l’or précipité, on le lave par décantation avec de l’eau acidulée par de l’acide chlorhydrique, puis avec de l’eau distillée, et on le fond ensuite dans un creuset de terre avec une petite quantité de nitre et de borax.

Si l'on désire obtenir de l’or très divisé, il faut faire usage, soit du sulfate ferreux, soit de l’azotate d’oxydule de mercure. 11 est bon d’opérer en versant la dissolution de chlorure d’or dans celle du réducteur, l'or obtenu de cette manière étant toujours plus divisé que celui que l’on précipite en versant la liqueur réductrice dans la solution du chlorure d’or; de plus, lorsqu’on opère avec le sel mercureux, il faut avoir soin de chauffer la dissolution et de n’y verser le chlorure d’or que lorsqu’elle est à l'ébullition.

L’or destiné à la décoration de la porcelaine doit être à un état de division extrême; on pourra donc, pour l’obtenir, employer: soit le sulfate ferreux, soit l’azotate d’oxydule de mercure.

Enfin, quelques chimistes préconisent l’emploi de certains réducteurs spéciaux, et nous indiquerons sommairement leurs procédés :

Muller recommande la précipitation de l’or par la glycérine, en présence de la soude.

Weisskopf indique un mélange de glucose, d’alcool et d'aldéhyde en liqueur alcaline, lorsqu’on opère sur une solution très étendue de chlorure d’or.

Enfin Brescius précipite par l’acide oxalique, en faisant agir ce corps, sur une dissolution de chlorure d’or très étendue et rendue, au préalable, alcaline par addition de carbonate de potasse.

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