‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 22 sur 92 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Pendant longtemps on a cru que l'or n'était susceptible de former que les deux séries de composés répondant respectivement aux formules générales Au ! M,Au 2 M 3 ; mais aujourd’hui l'existence d'une série de combinaisons intermédiaires, répondant à la formule AuM, est démontrée en ce qui concerne les oxydes, et parait probable pour les chlorures et les bromures; on peut donc dire que l’or forme trois séries de composés ; des composés sous-aureux, de formule Au s M, des composés aureux, de formule AuM, et des composés auriques, de formule Au*M*.

Les combinaisons auriques sont celles qui, en général, présentent la plus grande stabilité : les composés aureux et sous-aureux se décomposent, au contraire, avec une extrême facilité pour donner de l’or métallique et passer au terme le plus stable de la série, ainsi que l’indiquent les formules suivantes :

3 Au’M = 4Au -+- Au*M 3 o Au M = Au + Au’M*

L’étude des quantités de chaleur dégagées dans les combinaisons de l’or Permet d’ailleurs de prévoir la stabilité relative de ces dernières.

Les composés auriques sont ceux qui, dans leur formation, dégagent la plus grande quantité de chaleur; ils doivent donc se présenter dans des conditions M’équilibre chimique plus stables que celles des autres combinaisons de l’or.

Les composés aureux et sous-aureux se forment, soit avec un faible dégagement de chaleur, soit même avec absorption de chaleur; ils présentent donc nécessairement un caractère d’instahilité très marqué.

Les conditions de production des combinaisons de l’or, comme celles de tous les composés chimiques formés avec un faible dégagement de chaleur, sont donc comprises dans des limites très étroites, et l'on conçoit, d’après cela, que l’histoire chimique de ce métal précieux offre encore tant de points obscurs e t que le nombre de ses combinaisons connues soit relativement si restreint.

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