‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 56 sur 92 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

nu P 1,0.MU ET DU CUIVRE

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On voit que les résultats obtenus par Kandelhardt sont sensiblement différents de ceux qu'indique d’Arcet.

Quoi qu’il en soit, l’opération elle-même doit être conduite de la manière suivante, en supposant connu le litre approximatif de l’alliage. On pèse très exactement la prise d’essai et on l’enveloppe dans un papier de soie avec la quantité d’argent nécessaire. On porte dans la coupelle, chauffée au rouge cerise, la quantité de plomb indiquée dans le tableau de d’Areel pour un alliage d’un titre égal au titre approximatif, et lorsque le métal est découvert on dépose à sa surface le papier contenant la prise d’essai et l’argent ajouté. La coupellation est conduite de la môme manière que pour les alliages d'or et de cuivre, en passant l’éclair à haute température.

On obtient ainsi un bouton d'or et d’argent qui ne renferme plus que des traces absolument négligeables de cuivre. Le poids de ce bouton ne saurait d’ailleurs servir à calculer la teneur en or de l’alliage proposé, car le poids de l’argent qu’il renferme est sensiblement différent de celui qu’on avait ajouté au début de l’opération : on sait, en effet (voy. p. 126), que les pertes en argent, pendant une coupellation pour or, sont beaucoup plus sensibles que celles de ce dernier métal.

Il faut donc, dans le bouton obtenu, effectuer la séparation des deux métaux précieux et peser l’or directement à l’état métallique.

L’OR

Pour effectuer cette séparation, on emploiera le procédé du départ, qui consiste dans la dissolution de l’argent dans l’acide azotique, et on pèsera l’or indissous par l’acide; nous n’insistons pas actuellement sur les détails de ce procédé dont on trouvera la description complète un peu plus loin, à l’article que nous consacrons à l’étude des diverses méthodes de séparation de l’or et de l’argent dans leurs alliages.

Le procédé de séparation de l’or et du cuivre, tel que nous venons de le décrire, est celui qui, en raison de la grande exactitude des résultats auxquels il conduit, est adopté par toutes les monnaies pour l’évaluation de la valeur des lingots d'or.

11 comporte d’ailleurs un certain nombre d’erreurs sur lesquelles il convient d’insister. Ces erreurs ont deux sources distinctes :

1° La coupellation;

2° Le départ ou attaque de l’alliage par l’acide azotique.

La coupellation, ainsi que nous l'avons déjà dit (p. 126), occasionne des pertes par la volatilisation de l’or et par entrainement du métal précieux dans les pores de la coupelle.

Ces pertes dépendent de la quantité de plomb employée et de la température de la coupellation, et elles augmentent avec ces deux facteurs. Comme, d’ailleurs, la quantité de plomb nécessaire est d’autant plus grande que l’alliage renferme plus de cuivre, on peut dire que, dans la coupellation des alliages d’or et de cuivre, les perles augmentent avec la proportion de cuivre contenu.

D’après Bruno Kerl, la coupellation d’un alliage qui exige 4 à 8 fois son poids de plomb, entraîne une perle d’or qui peut atteindre 0,001 ; celte perte, d’après le môme auteur, atteint 0,002 avec un alliage exigeant de 16 à 32 fois son poids de plomb pour être coupellé.

D'après Rôssler, les pertes sont plus sensibles, et il admet qu'un alliage qui ne demande que 4 à 5 fois son poids de plomb pour être coupellé, peut perdre de 0,001 à 0,003 d’or pur.

Quant au départ, sa principale cause d’inexactitude est de laisser toujours avec l'or une certaine quantité d’argent indissous, quelles que soient d'ailleurs les précautions prises dans l’application du procédé. En pesant donc le résidu d’or métallique, on obtient le poids de ce métal précieux avec une erreur par excès représentée précisément par le poids du reliquat d’argent. Ce reliquat est du reste assez faible et reste compris entre 0,0005 et 0,001, pourvu que l’opération soit bien conduite et que l’on n’emploie pas plus de 2,5 parties d’argent pour 1 partie d’or (Kandelhardt).

Nous analyserons plus tard, en détail, les diverses causesqui influent sur les résultats du procédé de départ; il nous suffit, pour le moment, de constater que l’erreur qu’il comporte est de signe contraire à celle que comporte elle-même la coupellation. Désignons par S le poids du reliquat d’argent contenu dans l’or, par y la somme des pertes occasionnées par la coupellation, l’erreur absolue <r commise sur l’évaluation du poids réel de l’or contenu dans la prise d’essai est représentée par

Si l'on suppose que 8 et y soient évalués en millièmes du poids de la prise d’essai, a représente Terreur commise sur l’estimation du litre de l’alliage.

Cette erreur peut être positive, nulle ou négative, suivant que le reliquat d’argent S est plus grand, égal ou inférieur à la somme r des pertes pendant la coupellation. Elle a affecté les valeurs suivantes, d'après I'elouze et Fremy, dans des expériences synthétiques effectuées sur des alliages à divers titres :

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