‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 64 sur 92 · C. ESSAI POUR OR DES COHCENTRÉS (SUI,FURETS · texte numérisé non relu

C. ESSAI POUR OR DES COHCENTRÉS (SUI,FURETS

Les produits sulfurés, résultant de la concentralion des quarlz aurifères broyés et amalgamés, sont surtout constitués par des pyrites de fer renfermant une proportion de quartz broyé qui atteint rarement 10 % du poids de la masse; certaines espèces minérales accessoires s’y rencontrent quelquefois, mais en faible proportion,'et le plomb, le cuivre, le zinc, l’arsenic et l’antimoine diversement associés, c’est-à-dire les divers éléments dont ces espèces minérales sont constituées, n’apportent pas, en général, dans les essais des concentrés des moulins à or, les mêmes complications que dans les essais de minerais aurifères complexes. Nous en dirons donc quelques mots seulement, ayant déjà exposé, dans le premier paragraphe de la Docimasie, les principes sur lesquels repose l’analyse ou l’essai des matières renfermant, en même temps que les métaux précieux, les métaux ou les métalloïdes ci-dessus indiqués.

Les concentrés aurifères, étant’produits dans les moulins à or par une véritable préparation mécanique, sont toujours fortement humides et l’on doit, par suite, procéder d’abord au séchage de la prise d’échantillon; on opère cette dessiccation dans des capsules en porcelaine, soit au bain de sable, soit sur la plaque qui recouvre le fourneau de fusion dans les laboratoires incomplètement outillés.

Le poids sur lequel on opère est en général de 10 grammes ou même, en Amérique, d’un quart d ’assay-tone seulement. La méthode par fonte au nitre sans grillage préalable est généralement employée comme étant la plus expéditive; elle fournit d’ailleurs des résultats tout aussi exacts que la méthode avôc grillage préalable que nous avons exposée plus haut.

Nous n’entrerons pas de nouveau dans la discussion du poids de nitre à ajouter, suivant la composition du minerai complexe, pour obtenir l’oxydation et le départ des matières nuisibles, nous bornant à dire que, pour l’essai spécial qui nous occupe, le poids du nitre doit être égal au poids de la matière soumise à l’essai.

On pèse donc 10 grammes de concentrés; on mélange d’abord celte prise d’essai avec 10 grammes de nitre grossièrement pulvérisé, puis on ajoute 20 grammes de litharge, 10 grammes de carbonate de soude sec et 10 grammes de borax. Si l’on a à sa disposition du grès, du sable quarlzeux ou du quartz absolument privés d’or, il est bon d’additionner le mélange ci-dessus de 10 grammes de l’une de ces matières bien pulvérisée, afin d’éviter que la scorie ne soit pâteuse.

I/OR

11 n’est pas nécesssaire d'ajouter de charbon au mélange, la réaction des sulfures sur la litliarge donnant naissance, malgré la proportion de nitre indi quée, à une quantité de plomb suffisante pour entraîner le métal précieux. D’ailleurs on termine, comme précédemment, l’opération de la fusion par une addition de lilharge et de charbon. La proportion relative de ces deux matières est promptement fixée par l’expérience dans chaque moulin, suivant la nature des concentrés qu’il produit. On n’a pas, d’ordinaire, à dépasser le poids de 30 grammes de litliarge et d’un demi-gramme de charbon de bois pour obtenir, en définitive, le culot normal de 25 à 30 grammes de plomb, et souvent il n'y a lieu d’ajouter, en plusieurs fois, que la moitié de ce mélange.

Il est à noter qu’il convient d’employer le même numéro de creusets qui sert à l’essai des quartz aurifères, malgré le poids réduit sur lequel on opère, à cause du fort boursouflement que le nitre produit, et à cause de la nature pâteuse des scories.

Dans les conditions indiquées, la fonte et la coupellation se conduisent de la même façon que pour les quartz eux-mêmes. L’inquartation du bouton exige d’ordinaire une addition proportionnelle d’argent vierge plus faible, car l’argent est presque toujours en plus grande proportion dans les concentrés aurifères que dans les quartz aurifères proprement dits.

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