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L’analyse de l’osmiamate d’ammonium a été faite par L. Brizard (loc. cit., p. 171), sur .un échantillon desséché à 100°.
OSMIUM
OSMIAMATE DE SODIUM
OsO (AzO) ONa -f- Aq
L’osmiamate de sodium peut s’obtenir directement par l’action du peroxyde d’osmium sur un mélange de soude et d’ammoniaque ; mais, vu sa grande solubilité, il est alors difficile à séparer de l’excès de soude employée. Il vaut mieux le préparer par l’action du chlorure de sodium sur le sel d’argent récemment préparé et encore humide ; on écrase ce dernier dans un mortier, au sein d’une solution de chlorure de sodium, en ajoutant progressivement cette solution jusqu’à ce que la couleur jaune du sel ait fait place à la couleur blanche du chlorure d’argent. On filtre alors, et l’on met le liquide à évaporer sur de l’acide sulfurique. Quand ce liquide est devenu sirupeux, il finit par fournir une masse formée d’assez gros cristaux prismatiques, hydratés, et perdant leur eau de cristallisation, avec fusion partielle, à une température à laquelle ils ne sont pas encore décomposés.
L’osmiamate de sodium est très soluble dans l’eau et dans l’alcool (Fritzsche et Struve, loc. cit., p. 91).
OSMIAMATE D’ARGENT
OsO (AzO) OAg
L’osmiamate d’argent s’obtient directement en dissolvant du peroxyde d’osmium dans une solution ammoniacale d’un sel d’argent, et sursaturant ensuite par l’acide nitrique. On peut aussi l’obtenir en' ajoutant à une solution ammoniacale de peroxyde d’osmium, d’abord un excès d’acide nitrique, puis un sel d’argent. Il se prépare d’ailleurs également par double décomposition entre un osmiamate soluble et un sel d’argent.
Il forme une poudre cristalline d’un jaune citron, fort peu soluble dans l’eau et l’acide nitrique froid, plus soluble dans l’ammoniaque, avec laquelle il forme vraisemblablement une combinaison analogue à l’osmiamate de zinc ammoniacal étudié plus bas. A l’abri de la lumière, il peut être desséché dans le vide, sur de l’acide sulfurique, sans décomposition apparente ; ce n’est qu’à la longue qu’il noircit et dégage des vapeurs de peroxyde d’osmium.
Chauffé à 80°, il se décompose brusquement avec une violente détonation ; le choc lui fait subir une décomposition semblable. On observe également une détonation violente quand on fait passer de l’hydrogène sulfuré sur le sel desséché.
Lucide nitrique le décompose aisément à chaud ; la liqueur commence alors par prendre une teinte brune, et se décolore peu à peu en dégageant du peroxyde d’osmium (Fritzsche et Struve, loc. cit., p. 95).