Calculé
M = 2: Calculé. 10,80
On a donc, soit l’hydrate normal :
soit un anhydride :
OH
Ru.AzO — OU
2[Ru.Az0(0H) 3 ] — H 3 0 =
Composition de la substance, abstraction faite de l'eau.
Calculé. Trouvé.
2 Ru. 202,8 65,26 . 65,09 64,66 64,60
2Az. 28,0 9,00 9,10 » »
Le résidu de bioxyde que l’on obtient en décomposant par la chaleur devrait être :
85,84 pour 100.
On a trouvé :
85,55 pour 100.
SELS DE RUTHÉNIUM NITROSÉ.
Les acides minéraux et organiques, tels que les acides sulfurique, azotique, acétique, formique, oxalique, dissolvent l’hydrate de ruthénium nitrosé. Concentrées par la chaleur, les dissolutions prennent la couleur rouge violacé caractéristique des combinaisons nitrosées. Mais par évaporation à sec, soit par la chaleur, soit dans le vide sec, on n’obtient que des masses gommeuses ou solides sans forme distincte.
La potasse donne dans ces dissolutions portées à 100° un précipité brun soluble dans un excès d’alcali, identique à l’hydrate nitrosé; lorsqu’on le dissout de nouveau dans l’acide chlorhydrique, et qu’on ajoute du chlorure de potassium ou du chlorure d’ammonium, on obtient les cristaux caractéristiques des chlorures doubles.
C’est très vraisemblablement un sulfate nitrosé que Claus avait décrit comme sulfate de bioxyde : Ru0 2 ,2S0 3 . Ce sel était obtenu par les réactions suivantes.
Le précipité noir de sulfure, qui se forme quand on fait passer un courant d’hydrogène sulfuré dans la dissolution du sesquichlorure, est chauffé avec de l’acide azotique. La liqueur jaune ainsi obtenue, évaporée à sec, laisse un résidu amorphe d’un jaune brun qui, pulvérisé, ressemble à de l’or mussif.
Il est déliquescent et facilement soluble dans l’eau. Les alcalis ne donnent tout d’abord dans cette liqueur aucun précipité; mais, en la chauffant, elle se trouble et laisse déposer l’hydrate de bioxyde ( hydrate de ruthénium nitrosé). Calciné, le sel laisse un résidu de bioxyde (Claus, Ann. Chem, uni Pharm., t. LIX, p. 246).
RUTHÉNIUM.
COMBINAISONS AMMONIACALES DU RUTHENIUM NITROSÉ.
Claus a décrit un certain nombre de combinaisons ammoniacales qu’il dérivait d’un bichlorure RuCl 3 dont l’existence ne peut être admise.
II. Composés du ruthéndiammonium. — Les principaux corps décrits par Claus sont :
Chlorure.
Hydrate.
Sulfate..
/AzH 3 -AzH 3 -Cl \ AzH 3 -AzH 3 - Cl + dH U / AzH 3 — AzH 3 — OH \ AzH 3 -AzH 3 - OH / AzH 3 - AzH 3 \ „ n4 , . Ru \AzH 3 -AzH 3 / SO +4H0
Azotate.
Uu
/ AzH 3 -AzH 3 -Az0 3 \ AzH 3 -AzH 3 - AzO 3
II. Composés du rutliénammonium. — Cette série n’était représentée que par un seul composé, mal défini d’ailleurs':
rr l . n / AzH 3 “OH , ,
H y tIra,e . [,U \AzH 3 -OH + 4H '°
Dans toutes ces combinaisons, le ruthénium était divalent.
Ces combinaisons ont en réalité une constitution toute différente. Comme il a été dit plus haut, le tétrachlorure RuCl* dont Claus admettait l’existence est un chlorure de ruthénium nilrosé Ru.AzO.Cl 3 , et les composés ammoniacaux qui en dérivent sont des combinaisons ammoniacales du ruthénium nitrosé : c’est, ainsi groupées, qu’elles seront étudiées (A. Joly).
I.— Les combinaisons ammoniacales décrites par Claus comme combinaisons du ruthéndiammonium et celles qui ont été préparées par A. Joly en prenant comme point de départ le chlorure rouge ou trichlorure de ruthénium nitrosé (tétrachlorure de Claus) contiennent toutes le radical AzO et quatre radicaux AzH 3 ; ce sont des combinaisons du ruthénnilrosodiammonium. Elles forment deux séries :
1° Les combinaisons de la première série contiennent un groupe OH
(composés Iij droxjlés) :
Chlorure...
OH — Ru.AzO
/ AzH 3 —AzH 3 —Cl.
\ AzH 3 —AzH 3 — Cl.
Le bromure el l’iodure ont même constitution.
OH — Ru.AzO
Hydrate..
Sulfate...
Azotate..
/ AzH 3 — AzH 3 — OH \ AzH 3 —AzH 3 —OH
/ AzH 3 — AzH 3 — AzO 3 \ AzH 3 — AzH 3 — AzO 3
OH — Ru.AzO (
Aux termes de cette s
>rrespond un chloroplatinate :
d . A / AzH 3 — AzH 3 — CI = Cl \ / Cl OH —Ru.AzO; . ; Pt ; ,,,
\ AzH 3 — AzH 3 — Cl = Cl / \ Cl
2° Dans la deuxième série (composés symétriques), le groupe OH a disparu et est remplacé par un atome de Cl, Br, I ou par un radical oxygéné monovalent :
Chlorure...
Cl — Ru.AzO
/ AzH 3 — AzH 3 — Cl \ AzH 3 —AzH 3 —Cl
Le bromure et l’iodure sont identiques.
Azotate....
AzO 3 — Ru.AzO
/ AzH 3 — AzH 3 — AzO 3 \ AzH 3 —AzH 3 —AzO 3
Sulfate....
. Ru.AzO
so*/
X Ru.AzO
/ AzH 3 — AzH 3 \ \ AzH 3 — AzH 3 / / AzH 3 — AzH 3 \ \ AzH 3 — Azll 3 /
Le chloroplatinate correspondant est :
Cl — Ru.AzO
/ AzH 3 —AzH 3 -Cl = Cl \ \ AzH 3 — AzH 3 — Cl = Cl /
Pt
/Cl \ Cl
3° A ces composés de la deuxième série viennent s’ajouter des corps dont la composition brûle ne diffère que par l’addition d’une molécule d’eau, mais qui, plus exactement, peuvent être envisagés comme des produits d’addition d’une molécule de chacun de ceux de la première série avec une molécule d’acide. Tel est le chlorhydrate :
HCl,OH - Ru.AzO
/ AzH 3 —AzH 3 - Cl \ AzH 3 — AzH 3 — Cl
dont le chloroplatinate est identique à celui que l’on obtient avec les composés de la première série (A. Joly).
Les composés chlorés, bromés et iodés de la première et de la seconde série sont susceptibles de perdre, par double décomposition avec les sels d’argent,
RUTHÉNIUM.
la totalité du chlore, du brome et de l’iode, contrairement à ce qui se passe pour certaines séries de composés ammoniacaux du rhodium ou des métaux du groupe du fer.
II. — L’hydrate de ruthénammonium de Claus devient alors nécessairement un hydrate de ruthénnitrosammonium :
OH — Ru.AzO
/ AzH 3 - OH \ AzH 3 — OH
Les composés de ce groupe sont d’ailleurs mal définis (A. Joly).
COMPOSÉS DU RUTHÉNNITROSODIAMMONIUM