‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 10 sur 207 · PALLADIUM HYDROGÉNÉ · texte numérisé non relu

PALLADIUM HYDROGÉNÉ

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Certains métaux possèdent la propriété d’absorber et de condenser des gaz qu’ils conservent même dans le vide à la température ordinaire, et qu’ils n’abandonnent que sous l’influence de la chaleur.

Graham, à qui l’on doit la première étude systématique de ces phénomènes, l«s a désignés sous le nom d’occlusion. 11 vit dans l’occlusion à la fois un phénomène physique se rapprochant de la dissolution, et un phénomène chimique tendant à faire considérer le métal et le gaz occlus comme les éléments d’un alliage. L’absorption de l’hydrogène par le palladium est un des exemples les plus frappants que l’on puisse citer de ces sortes de phénomènes.

Troost et Hautefeuille ont ultérieurement confirmé les prévisions de Graham en montrant que le palladium hydrogéné était une dissolution d’hydrogène dans un composé défini d’hydrogène et de palladium : tels les alliages métalliques qui se composent d’une combinaison véritable et définie des deux métaux dissoute dans l’excès de l’un d’entre eux (Graham, Compt. rend. Acad, des Sciences, t. LXIII, p. 471; t. LXVI, p. 847, 1014; t.LXVIII, p. 101,1511 ; Ann. Chim. et Phys. [4], t. XII, p. 506; t. XIV, p. 315; t. XV, p. 501; t. XVI, p. 188; Philos. Transact., 1866, p. 399; Ann. der Chem, und Pharm. Suppl., t. V, p. 1 ; t. VI, p. 284; Philosophical Magazine [4], t. XXXIl, p. 401’, t. XXXVI, p. 36, 63; t. XXXVIII, p. 459; Proced. of the royal Society, t. XVII, p. 212). (Troost et Hautefeuille, Compt. rend. Acad, des Sciences, t. LXXVIII, p. 686, 807, 968; Ann. Chim. et Phys. [5], t. II, p. 279.)

Bakhuis Roozeboom et Hoitsema, dans une série de travaux récents, ont cherché à mettre en doute l’existence d’une combinaison chimiquement définie

(1) On a détaillé plus haiitfUoir p. 10 et suiv.) les diverses applications qui ont été faites i la physique et à ta chimie de cette propriété que possède te palladium d'absorber l'hydrogène, puis de l'abandonner suivant les circonstances et les conditions des expériences. Cette propriété appartient sinon au palladium hydrogéné lui-méme, tout au moins aux produits divers qui se forment et subsistent à travers les différentes phases do la réaction résultant du contact de l'hydrogène et du palladium. Néanmoins, c’est pour ne pas compliquer davantage l’exposé de cette question, que nous avons étudiée séparément ; d'abord cette propriété du palladium au point de vue général, puis la combinaison elle-même, car celle-ci mérite, en raison de son importance, une description séparée.

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qui existerait entre le palladium et l’hydrogène (Archives néerlandaises des Sciences exactes et naturelles [1], t. XXX, p. 44 à 99).

Nous allons exposer par ordre chronologique le résumé des nombreuses recherches auxquelles a donné lieu l’élude du palladium hydrogéné.

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