‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 145 sur 207 · II. DÉRIVÉS PENTAMINEIRIDIQUES · texte numérisé non relu

II. DÉRIVÉS PENTAMINEIRIDIQUES

( (M2.Ir2.tOAzH3)X‘ <J.)

I (.M. Ir. 8AzH3)X-^ (P.)

Les dérivés pentamineiridiques, qui, lorsqu’on double leur formule brute, correspondent, termes pour termes, propriétés pour propriétés, aux dérivés purpuréochromiques, purpuréocobaltiques, et purpuréorhodiques, réprésentent la réaction principale, parmi celles qui s’établissent quand on fait réagir, à la température de 100", l’ammoniaque concentrée sur un chlorure d’iridium, sesquichlorure ou tétrachlorure.

Ils sont représentés par les formules brutes ;

(lr2.10AzH3.X«) (Ir. 3AzH3.X3)

ENCYCLOPICDIE CIIIMIQI E

dans lesquelles X“ représente 6 éléments ou 0 groupements monovalents quelconques. Si les 0 éléments ou groupements sont identiques, 2 font partie du radical ammonié et ne peuvent en être chassés que par suite d’une destruction complète de la molécule, ou d’un changement complet dans sa constitution; les quatre autres peuvent être déplacées par d’autres éléments ou groupements, proportionnellement à la valeur respective de ceux-ci. De sorte que la formule brute (lr2.tO.\zHS.X'’’)doit être écrite : (X2.1r2.10.\7.Ib')'''X*.OrX“ peut représenter plusieurs éléments ou groupements ; mais, quel qu’en soit te nomhrt!, il yen aura toujours deux qui seront liés au groupement (Ir^.lOAzH'), de sorte que le dérivé pourra être écrit, les éléments monovalents M2,N^,X2 allant toujours par paires, sous la forme suivante :

(M2.1r2.tOAzlP)X‘

(.Ma.lr-i.tüAzir')X--!Y2, etc.

Supposons .M- = ('.12, ou =: llr^, ou = l^, ou = (AzO*)*, nous pourrons établir quatre subdivisions paiini les dérivés pentaminés, savoir :

Durivü» : PnImai'T. Jorgenscn.

A. Chloropeutamineiridiiiues : (r.l.lr.5AzH2i>'X2 —(Cl*. Ir2.10AzH'')'''X'

B. Broino — — (Br.Ir.BAzIPI'i.X* —(Br*. Ir*.10AzII*)'''X'

G. lodo — — (l.lr. SAzH*)"X* - (I*. Ir*.10Azir'j'vx^

D. Nitrato — — (AzO*.lr.:iAzll*)"X* —i(AzO*)*. Ii*lüAzH:>!iVX'

Pour démontrer l’exactitude de cette conception, prenons par exemple le chlorure (Ir*.tOAzH''.Cl®).Traité à froid par l’oxyde d’argent récemment précipité Ag(OH),il échange seulement 4C1 contre 4 (011; et donne un hydrate qui, neutralisé par l’acide hromhydrique ou par l’acide sulfurique,reproduitdes sels ayant respectivementpour formules(Ir*.10AzH*.Cl*)Br'] et (lr*.tOAzlP.Cl*)(.SO')*l; I.’azotate d’argent, à froid, fait double décomposition entre (AzO*Ag)* et Cl,*, et donne un azotate ayant pour formule (Ir*.10Azll''.Cl*.)4(AzO*) ; l’acide sulfurique chasse seulement 4 atomes de chlore sous forme d’acide chlorhydrique et donne naissance à un sulfate : [lr*.10Azll-*.Cl* (SÜ*)*]. On peut donc dire que sur les six atomes de chlore, deux font, avec l’iridium et l’ammoniafiue, partie intégrante d'un radical tétravalenl (Cl*.lr*.tüAzll'')''', les quatre antres servant, au même titre que Br', que (AzO*;*, que(SO’)*, à satisfaire la valence du radical tétravalenl (Cl*.lr*.10Azll*)‘v et nousdevrons écrire laformulede constitution du chlorure chloropcntamineiridi(]ue :

(Cl*.Ir2.IOAzH*)Cl'

Kn suivant la notation de Palmaër, c'est-à-dire en dédoublant la formule, on l'écrirait :

(Cl.lr.B.\zlF)Cl*

le radical (Cl.Ir.BAzH'')" devenant divalent.

IRIDIUM 241

Un raisonnement identique s’appliquerait au bromure (Ir».tOAzH3.Br«), que nous écrirons: (Br^.lr^.lOAzH^jBr'et que nous appellerons bromure bromopentamineiridique; à l'iodure (Ir^.lOAzH^.I®); à l’azotate [(Ir*.10AzH3(AzO3)6J, et nous rangerons les dérivés pentamineiridiques en quatre classes.

A. Sels chloropentamineiridiques : (Cl®.Ir2.10AzH3)X-* ou (Cl.Ir.SAzH^jX^

B. — bromo — — (Br2.Ir‘AlOAzH3;x< ou (Br.Ir.5AzH3)X!'

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