IV. — DÉRIVÉS DICHLOROTÉTRAPYRIDINERHODIQUES
[CP.Rh=.8(C'>H-‘Az)]X^
La pyridine se comporte \is-à-vis du sesquichlorure de rhoilium comme le fait l'ammoniaque, en donnant un chlorure comparable au chlorure chloropurpiiréorhodiqiie. Ce corps, qui a pour formule brute ([Ili-[C'II\4z]*Cl‘'), peut être considéré comme un chlorure dont la constitution serait représentée par la formule développée [Cl*.llhL(C'’ir'Az)®]CP, c’est-à-dire comme le chlorure saturé d’un radical divalent non isolé, le dichlorotétrapyridinerhodium [Cl‘.RhXC°H''Az)«]".
En effet, surlessixatornesde chlore que renferme ce chlorure, deux seulement peuvent être précipités à froid par le nitrate d’argent à l’état de chlorure d’argent, ou chassés par les acides azotique, bromhydrique, sulfurique, sous forme d’acide chlorhydrique. Déplus, lorsqu’on traite sa dissolution par l’oxyde d’argent humide, il se forme un précipité de chlorure d’argent, et le liquide renferme en dissolution un corps chloré qui possède une réaction alcaline, absorbe rapidement l’acide carbonique de l’air, chasse l’ammoniaque de ses combinaisons, et précipite l’oxyde de magnésium de ses sels; ce liquide, saturé par les acides chlorhydrique, bromhydrique, azotique, sulfurique, reproduit des sels qui représentent le chlorure, le bromure, l’azotate, le sulfate primitifs. Les quatre autres atomes de chlore forment donc partie intégrante de la molécule complexe [Cl*.Rh®.(C°H°Az)*]'*, et, par conséquent, celle-ci peut être considérée comme un radical qui, par son union avec les divers éléments, donne un chlorure, un hydrate, des sels, comparables de tout point comme constitution aux composés purpuréorhodiques, avec cette différence que quatre atomes de chlore au lieu de deux, et huit molécules de pyridine au lieu de dix molécules d’ammoniaque font partie du radical.
Les dérivés formés p.ar la pyridine et le sesquichlorure de rhodium n’existent que sous la forme purpuréorhodique, ou du moins l’on ne connaît jusqu’à
(1) Jôpgciisen, Journ. fïir prar.kt. Chem. [2], t. XXVit, p. 478.
ENCYCLOP. CHIH. 24
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présent que des sels chloropurpuréopyridiiierliodiques. Les agents qui trans- (orinent les sels purpuréorliodiijues en sels roséorhodiques n’exerceiit aucune action sur eux.
CHLORURE DE DiCHLaROTÊTRAPYRIDINERHOOlUM.
[ClLIiU2.8(C5|l-Aï)]ClL
Préparation .— 1° On chauffe la dissolution du sesquichlorure de rhodium pendant deux heures environ au bain-marie avec un grand excès de pyridine; on emploie vingt molécules de pyridine pour deux atomes de rhodium. Le précipité primitivement formé se redis.sôul à la longue, et la liqueur donne par refroidissement une cristallisation abondante; les eaux mères additionnées d’acide chlorhydrique abandonnent de nouveaux cristaux. Ces cristaux sont lavés à l’acide chlorhydrique étendu, puis à l’eau froide, enfin sont purifiés par une deuxième cristallisation dans l’eau bouillaute, et séchés à la température de 100".
2" On peut se servir pour cette préparation de l’alliage de xinc et de rhodium en opérant comme pour le chlorure chloropurpuréorhodique.
Propriétés. — Il se présente sons forme de longues aiguilles jaunes, aplaties, qui sont des prismes rhombiques de üt°. Ils ne peuvent foudre sans se décomposer. Ils sont insolubles dans l’éther et dans l’acide chlorhydrique étendu, très peu solubles dans l’eau froide, assez solubles dans l’eau chaude, dans l’alcool et dans l’acide chlorhydrique concentré et chaud. La dissolution saturée à froid donne avec les acides azotique, bromhydriqiie, sulfurique... l’azotate, le bromure, le sulfate... dedichlorotétrapyridinerhodinm ; elle donne avec le chlorure de platine un chloroplatinate, avec l’acide chlorhydrique concentré un chlorhydrate, avec l’iodure de potassium, le ferricyanure de potassium, le chlorure mercurique, le chromale neutre de potassium, le dithionate de sodium, l’acide hydrofluosilicique, des précipités jaunes, cristallisés, qui sont caractéristiques lorsqu’on les examine au microscope.
Dissous dans l’eau et traité par l’oxyde d’argent humide, il donne une dissolution qui se comporte comme l’hydrate de dichlorotétrapyridinerhodium et dont on a vu plus haut les propriétés. Il n’est altéré ni par l’eau, ni par les alcalis à 100". Toutefois, par une ébullition très prolongée, la potasse ou la soude concenti’ée le décomposent à la longue et mettent en liberté de la jiyddine. Chauffé au bain-marie avec un excès de chlorure d’ammonium, il donne naissance au chlorure chloropurpuréorhodique, et toute la pyridine se volatilise.
"iPdi.. 19,(il 19,50 19,53 19,57
6CI. 21"2,2-2 20,“23 t » 2Ü,“2“2
[Cl‘.Rh* 1019,02 100,0
RHOOIÜM.