IL - OXYDE PALLflDIQUE HYDRATÉ
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1” On verse par petites portions sur le chloropalladate de potassium sec une dissolution saturée dépotasse caustique ou de carbonate de potassium, en ayant soin de mélanger après chaque effusion ; il se sépare un corps brun jaunâtre qu’on lave à l’eau chaude (Berzelius).
2° On dissout le chloropalladate de potassium à la faveur d’un excès d’une dissolution aqueuse concentrée et froide de potasse caustique ; la dissolution abandonnée à elle-même laisse déposer au bout d’un certain temps la plus grande partie du palladium sous forme d’un précipité gélatineux jaune foncé; la précipitation est plus rapide et complète par l’ébullition ; ce précipité est lavé à l’eau chaude : par une ébullition prolongée il peut devenir anliydre même au sein de l’eau, et de jaune devient brun noirâtre (Berzelius).
3" L’azotate de palladium dissous dans l’eau acidulée par l’acide azotique et soumis à l’éleclrolyse abandonne une partie du métal au pôle négatif, tandis que le reste se dépose au pôle positif sous forme d’un enduit semblable à du peroxyde d’argent. Ce corps est un peroxyde qui dégage du chlore avec l’acide chlorhydrique, et qui décompose l’acide oxalique avec formation d’anhydride carbonique : c’est sans doute l’oxyde palladique hydraté (Fischer, Poggend. Ann., t. LXXIV, p. 123).
Le même peroxyde PdO® prend naissance à l’état d’hydrate lorsqu’on électrolyse une dissolution étendue d’acide sulfurique ou d’acide chromique, en employant une lame de palladium comme électrode positive; il se dépose sur celle-ci sous forme d’un enduit noirâtre, qui dégage du chlore en présence de l’acide chlorhydrique, et de l’anhydride carbonique en présence de l’acide oxalique (Wôhler, Ann. der Chem, und Pharm., CXLVI, p. 263, 375).
4“ Il prend encore naissance par l’action de l’ozone sur le chlorure, le sulfure et l’azotate de palladium (Mailfert, Compt. rend. Acad, des Sciences, t. XGIV, p. 860,1186).
PROPRIÉTÉS
L’oxyde palladique préparé par les procédés (1) et(2) n’est pas l’oxyde pur; il est toujours accompagné, peut-être à l’état de combinaison, d’une quantité
l'ALLADlUM.
ti'ès notable de l’alcali qui a servi à la précipitation ; les lavages à l’eau sont impuissants à enlever cet alcali ; les lavages aux acides même étendus dissolvent en même temps l’oxyde palladique. Celui-ci est difficilement attaquable par les acides oxygénés ; l’acide chlorhydrique le dissout facilement : il se forme, si l’acide est concentré, du chloropalladate de potassium, et, s’il est étendu, du chloropalladite en même temps qu’un dégagement de chlore.
L’hydrate palladique séché est une poudre brune qui, lorsqu’on la chautfe, détone avec violence en perdant son eau et la moitié de son oxygène, et en donnant lieu à des projections violentes. Il est complètement décomposable par la chaleur (Berzelius, Ann. Chim. et Phys. [2], t. XL, p. 81).