SELS DE PALLADIUM
Les sels formés par l’oxyde palladeux sont les seuls connus, et encore ne le sont-ils qu’en petit nombre. Le sulfite, le sulfate, l’azotite, l’azotate, avec leurs dérivés et leurs sels doubles, sont les seuls dont l’existence soit certaine.
Leurs propriétés générales, ainsi que leurs caractères analytiques, seront exposés dans la partie de cet ouvrage spécialement consacrée à la recherche et à la séparation des métaux du groupe du platine.
SULFITE DE PALLADIUM.
La dissolution de chlorure palladeux se décolore quand on la sature par un courant de gaz acide sulfureux, et devient jaune clair. En la neutralisant alors par du carbonate de sodium ou par de la soude employés en quantité juste suffisante, il se forme un précipité blanchâtre assez volumineux, qui devient à la longue cristallin. Ce composé est soluble dans un excès d’acide sulfureux, de même que dans un excès de soude; l’eau bouillante le dissout, mais en le décomposant, car il ne se dépose plus par le refroidissement. Desséché à l’air, il devient jaune, et la composition du produit sec répond à la formule d’un salfite double de palladium et de sodium: Pd0.S0^3Na*0.S0’,2H*0 ; il est décomposable par la chaleur à mesure qu’il perd de l’eau.
La potasse et l’ammoniaque ne donnent pas lieu dans les mêmes conditions à un sulfite double insoluble.
(Wühler et Frerichs, Ann. der Chem, und Pharm., t. CLXIV, p. 179; Wôhler, ibid., t. CLXXIV, p. 200.)