‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 53 sur 207 · SELS DIVERS · texte numérisé non relu

SELS DIVERS

Comme complément à cette étude, mentionnons seulement pour mémoire quelques réactions qui n’ont pas été étudiées quant à la nature du produit formé, réactions qui sont l’indice de la formation d’une combinaison saline :

PALLADIUM

L’oxyde palladeux se dissout faiblement dans l’acide bromique aqueux (Rainmelsberg, Poggend. Ann.,\.. LV, p. 87).

L’acide iodiqne donne avec le chloropalladile de potassium une petite quantité d’iodure de potassium et un abondant précipité jaunâtre (Pfleischl, ScAîüPîÿÿer JoM/’H., t.XLlII, p. 286 ; Pbilipp, Dcut.chem. GeselL, t. II, p. 140).

Le phuNphaie «lisodique (Claus), l’arMciiiatc de potaM^ium

(Berzelius), le borate de so«liuiu (Fischer, Poggend. Ann., t. LXXI, p.443), •'Ois en solutions aqueuses concentrées et versés dans les dissolutions des sels palladeux, donnent naissance à des précipités jaunâtres qui se forment lentement à froid et rapidement à chaud.

Le rarbonate de pota»>Niiim et le carbonate île Kodiiiiii précipitent la dissolution de chlorure palladeux. Le précipité, soluble dans un grand ®xcès réactif, s’en sépare lentement à froid, rapidement à chaud en perdant de l’acide carbonique; mais il retient avec énergie de l’alcali que les lavages à I eau sont impuissants à lui enlever; primitivement jaune, il devient noirâtre par la dessiccation en même temps qu’il perd tout l’acide carbonique qu’il renfermait. Il est probable que c’est une combinaison plus ou moins dissociable par l’eau d’oxyde palladeux et d’oxyde alcalin.

ACIDE PALLADOOXALIQUE ET PALLADOOXALATES.

En 1842, Kane (Philos. Trans., t. CXXXII, p. 297) obtint en dissolvant I oxyde palladeux dans l’oxalate acide d’ammonium un corps qu’il considéra Comme un oxalate double. Fischer, en 1847 (Poggend. Ann., t. LXXl, p. 443), observa que l’addition d’oxalate neutre de potassium à une dissolution de chlorure palladeux donnait une poudre jaune insoluble : il envis.agea celle-ci, sans l’analyser, comme un sel double. Berzelius, au contraire, à la même époque, la considéra comme un oxalate palladeux (Traité de chimie, 2‘ édition française, LIV, p. 314; 1847).

Ces travaux viennent d’être repris tout récemment parVèzes et par Loiseleur.

Vèzes a obtenu un palladooxalate de potassium et des palladooxalonitrites. Loiseleur a ensuite montré que ce palladooxalate était le sel de potassium d’un acide complexe ; l’acide palladooxalique; il a isolé cet acide et préparé un certain nombre de ses sels.

ACIDE PALLADOOXALIQUE.

[Pd(C20*)®]H5,6IPO.

PRÉPARATION

On traite une dissolution de palladooxalate d’argent par la quantité striclement équivalente d’acide chlorhydrique; on sépare le chlorure d’argent; on

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évapore le liquide fillré à une température voisine de 75", et aussi rapidement que possible, car il s’altère à la longue sous l’influence de la chaleur et de l’eau. L’acide cristallise par refroidissement.

PROPRIÉTÉS

Il cristallise sous forme d’aiguilles fines, d’un jaune clair si le refroidissement est brusque, ou sous forme d’aiguilles volumineuses, d’un jaune brun, groupées en éventail, si le refroidissement est lent. Il agit sur la lumière polarisée. Il est très soluble dans l’eau; il est efflorescent. Sous l’influence de la lumière, il noircit à la longue par suite d’une décomposition en palladium, acide oxalique et anhydride carbonique :

P(](C-0‘)^H2 Pd -f C-H30‘ -I- 2C02 ;

la même décomposition se produit rapidement sous l’action de la chaleur.

C’est un acide bibasique. Traité par la potasse, la soude, la baryte, il donne les palladooxalates correspondants. Trailé par le chlorure de potassium ou par le chlorure d’ammonium, il donne naissance aux palladooxalates correspondants avec mise en liberté d’acide chlorhydrique :

[Pd(C20*)5]H2 -h 2 KCl = [Pd(C»0‘)»jK2 -h 2IICI.

(Loiseleur, Soc. des Sciences phys. et nat. de Bordeaux, Séances des 13 avril 1899 et 9 mars 1900. Compt. rend. Acad, des Sciences, t. G.XXXl,

Analyse :

Calculé Vo. Trouvé Vo-

Pd. 27,04 20,40 — 26,90

(Loiseleur, Communication personnelle.)

P.XLLADOOXALATE DE POTASSIUM.

[Pd(C“0*)'JK%3H^0.

C’est l’élude des doubles décompositions auxquelles ce composé se prête, ainsi que celle des sels mixtes qu’il forme, qui ont fait soupçonner l’existence d’un acide palladooxalique.

PRÉPARATIO.X.

1" On verse une solution concentrée d’oxalate neutre de potassium dans une solution concentrée et chaude de chloropalladite de potassium, en

PALLADIUM

employant deux molécules d’oxalale pour une molécule de chloropalladite; la dissolution se décolore presque complètement, et, par le refroidissement, abandonne de fines aiguilles de palladooxalate de potassium ;

PdCl*K2 + -2C30*K2== [Pd(C207]K5 + 4KC1.

2" On fait réagir sur une dissolution de palladonitrite de potassium portée a l’ébullition un excès d’acide oxalique; il y a dégagement de vapeurs nitreuses par suite de la substitution du radical de l’acide oxalique à celui dp l’acide nitreux; le palladooxalate cristallise par refroidissement :

Pd(AzO*)*P + 2C=0W=[Pd(C20*)2]K* + /t AzO^lI.

PROPRIÉTÉS

fl cristallise en fines aiguilles d’un jaune foncé, peu solubles dans l’eau froide, assez solubles dans l’eau cbaude.

Il est assez peu stable sous l’action de la chaleur : ainsi, dès 80° environ, non seulement il perd son eau de cristallisation, mais encore il se décompose on donnant du palladium, de l’oxyde de carbone, de l’acide carbonique et de l’oxalate de potassium; l’ébullition de ses solutions donne lieu assez rapidement à une décomposition semblable.

Chauffé avec l’acide chlorhydrique en excès, il se décompose et fournit de l’acide oxalique et du chloropalladite de potassium; chauffé avec un grand excès d’une solution neutre et concentrée d’azotite de potassium, il donne de l’oxalate neutre de potassium et du palladonitrite de potassium; ces réactions, inverses de celles qui ont servi à le former, montrent les liens qui rattachent ce sel à la série des palladosels PdX-(MX)* ou PdM®X*.

Les deux réactions de formation du palladooxalate donnent un sel identique, ce qui n’a pas lieu pour le platooxalate correspondant; appliquées au sel de platine, elles donnent deux isomères décrits par Sôderbaum {Bull. Soc. chim. [3], t. XIX, p. 876).

Analyse:

Csiculé. Trouvé (Vèzes).

Pd. 106,00 “25,68 “25,7“2 “25,91 » »

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