C.il
NaO + Br à + 9“ dégage. +6,0
KO + Br à + 11». + 5,95
BaO + Br à + 13». +5,7
M. Berthelot a d’ailleurs montré que la formation de l’hypobromite dégage un peu plus de chaleur que celle du bromate, contrairement à ce qui a lieu pour les chlorates comparés aux hypochlorites. Toutefois la transformation finale du système initial en bromure et oxygène correspond au dégagement de chaleur maximum :
3Brÿaz. + 6KO étendue
Cal.
= 3(BrO,KO) dissous + 3KBr dissous dégage. + 57,6
= BrO»,KO dissows + SKBrdissoMS. + 54,0
=: 6 KBr dissous + O®. + 74,0
Ceci explique pourquoi les dissolutions concentrées de potasse peuvent donner un dégagement d’oxygène, en présence du brome.
Les acides, versés dans les solutions des hypobroraites, mettent le brome en liberté. Sous l’action de la chaleur, les bypobromiles se transforment en bromures et en bromates :
3 (KO,BrO) = 2 KBr + KO,BrO^
Préparation. — La réaction de Balard est la seule qui donne naissance aux hypobromites. Encore l’action du brome sur les hydrates alcalino-terreux ne fournit-elle que des solutions colorées, dans lesquelles l’existence réelle des hypobromites paraît tout au moins douteuse.
M. Berthelot a remarqué que dans l’action du brome sur la baryte, la coloration ne commence qu’après qu’on a ajouté 1 1/2 équivalent de brome, et que la chaleur dégagée à ce moment est sensiblement la même que celle qui correspond à la réaction d’un seul équivalent de brome.
Caractères. — Les hypobromites possèdent un pouvoir décolorant comparable à celui des hypochlorites.
L’acide carbonique déplace le brome de leurs solutions.
BROMATES.
La plupart des bromates sont peu solubles dans l’eau ; les bromates d’argent, de plomb et de mercure y sont tout à fait insolubles. Quelques bromates sont isomorphes avec les chlorates correspondants. Leur formule générale
RO, Bros.
Les solutions d’un certain nombre de bromates ne peuvent être soumises à l’évaporation sans se décomposer.
Les bromates secs se détruisent par la calcination en dégageant de l’oxygène et laissant un résidu de bromure :
KBrO® = KBr + O®.
Quelquefois ils perdent tout leur brome et une partie de leur oxygène, en se transformant en oxydes. C’est ce qui a lieu notamment pour le bromate de zinc :
BrO^ZnO = Br + 0^ + ZnO.
L’acide sulfurique décompose les bromates en brome et oxygène. On ne peut donc préparer l’acide bromhydrique par cette réaction.
L’acide sulfureux les réduit à l’état de bromures. Cette réduction a été utilisée par M. Bertbelot pour déterminer la chaleur de formation de l’acide bromique. Il a trouvé que la formation de cet acide, à partir des éléments, absorbe — 21Uai^l depuis le brome gazeux, et — 24“,8, depuis le brome liquide.
Préparation. — Les bromates alcalins se forment dans l’action du brome sur les lessives alcalines concentrées. Le bromate se sépare par suite de sa faible solubilité :
6Br+ 6(K0,H0)=5KBn+ KO,BrO» +6 HO.
En faisant passer un courant de chlore dans une solution alcaline contenant un bromure en dissolution, on parvient à transformer intégralement celui-ci en bromate :
KBr -L 6(KO,HO) -j- 6GI =6KCP -f- K0,Br05 -f 6 HO.
Rappelons enfin que les dissolutions des hypobromites fournissent des bromates quand on les porte à l’ébullition.
Caractères. — Les solutions des bromates précipitent en blanc par le nitrate d’argent ; le précipité de bromate d’argent est soluble dans l’ammoniaque, difficilement soluble dans l’acide azotique.
Elles donnent un précipité blanc avec l’acétate de plomb ; si la liqueur est très étendue, il ne se forme pas de précipité.
Elles précipitent en blanc jaunâtre par le nitrate mercureux.
Les bromates secs fusent sur les charbons ardents, et l’acide sulfuriqne concentré en dégage des vapeurs rouges et suffocantes de brome.
PERBROMATES.
Les perbromates ont été signalés par MM. Kœsumerer et Muir. D’après ees chimistes, l’action du brome sur l’acide perchlorique en déplacerait le chlore et le transformerait en acide perbromique. Ils ont décrit les perbromates de potasse, d’argent, de baryle et de plomb, isomorphes avec les perchlorates. La solubilité du perbromate de potasse paraît plus grande que celle du perchlorate.
L’existence de ces composés ne paraît pas suffisamment établie.
§ 3. — SELS DES ACIDES OXYGÉNÉS DE L’iODE.
HYPOIODITES
M. Berthelet a observé la formation d’un hypoiodite dans l’action de l’iode sur la potasse étendue. En plaçant le mélange dans un calorimètre, on observe d’abord un abaissement de température de — 0°,3 pour 31 grammes d’iode en présence de 500 centimètres cubes d’une solution renfermant 1/2 équivalent de potasse. Cette première période correspond, d’après M. Berthelot, à la formation d’un hypoiodite :
1® -j- 2 KO étendue = 10,KO étendue -f Kl étendu.
L’absorption de chaleur est supérieure à — 2Ca>,5.
Mais bientôt la température remonte,et ce phénomène exothermique est dû à la transformation de l’hypoiodite en iodate.
Ainsi la stabilité du premier acide oxygéné diminue quand on passe du chlore au brome et à l’iode. Elle est en raison inverse des stabilités respectives des chlorates, bromates et iodates.
lODATES.
Il n’existe, d’après les expériences de M. Ditte, qu’un seul hydrate de l’acide iodique, c’est le monohydrate
Cet acide est monobasique. Il donne naissance à des iodates normaux