‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 1er cahierChapitre 143 sur 171 · S ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

S ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

quadi’ihydraté. Il basait celle manière de voir sur la composition du sousnilrate de cuivre :

AzOs,3CuO,HO,

et sur celle du sel neutre desséché auquel il attribuait, d’après ses analyses, la formule :

Az05,CuO.3HO.

Pour le savant anglais « dans les sous-sels, les 3 équivalents d’oxyde de cuivre remplacent les équivalents d’eau de constitution (et non basique) contenus dans le nitrate neutre desséché » (1).

Gerhardt admet pour le sous-nitrate cuivrique et le nitrate cristallisé la composition :

AzO%4 CuO,3HO.

AzO^CuO,4HO.

Ces deux sels ne peuvent perdre leur eau sans se décomposer. Les autres nitrates de la série magnésienne sont dans le même cas. Gerhardt en conclut « que l’eau de ces nitrates est inhérente à leur constitution et en fait un type différent des autres nitrates ». Et il ajoute : « Ce type serait tribasique et correspondrait aux phosphates ordinaires, tandis, que les nitrates anhydres et unibasiques seraient les analogues des métaphospliates. Une circonstance viendrait à l’appui de cette manière de voir ; c’est que les nitrates neutres de la série magnésienne sont acides au papier de tournesol, et représenteraient donc fort bien les sels acides d’un type tribasique : AzO%RO,2 HO. Enfin, il existe aussi une différence notable entre les nitrates anhydres (qu’on pourrait appeler métanilrates) et les nitrates magnésiens, sous le rapport de la manière dont ils se comportent quand on les chauffe : les premiers commencent par dégager de l’oxygène et se convertir en nitrites; les seconds émettent de l’acide nitrique pur et se convertissent en sous-nitrates. Voilà certainement des différences bien plus tranchées que celles qui distinguent les métaphospliates des phosphates ordinaires ».

On peut encore invoquer à l’appui de cette opinion la composition de quelques nitrates de mercure.

Ee turbith nitreux (azotate mercurieux basique) a pour composition :

A?!0^2Hg20,H0

C’est un orthoazolate bibasique correspondant aux orthophosphates à 2 équivalents de base. 11 en est de même de l’azotate merçurique :

AzOS2HgO,HO.

(t) Ekments of Chemislry, p. 1C9 (1842).

PROl'IîlÊÏÉS GÉNÉRALES DES MÉTAUX ET DES SELS. 40U

Ce sel décomposé par l’eau, se transforme en

AzO'’,8HgO,

dont la composition représente un orlhoazotale neutre, comparable aux orthophosphates trihasiques.

Le sous-nitrate de plomb, obtenu en taisant bouillir une dissolution de nitrate neutre avec de la litharge, a pour formule

Az05,!2 P))0,I10.

il appartient au même type que le phosphate neutre de soude, La calcination, le déshydrate en le transformant en un composé comparable au pyrophosphale sodique.

Enfin l’azotate basique de bismuth

AzO^BiO^ -1- 2110,

représente un azotate normal pareil aux orthophosphates saturés.

Propriétés physiques. — Les azotates alcalins sont fusibles ; le sel de potasse vers 338 degrés, le sel de soude vers 313 degrés, le sel ammoniacal vers 152 degrés.

On constate un abaissement considérable du point de fusion quand on mélange des poids équivalents d’azotates de soude et de potasse. D’après M. Maumené, si dans un tel mélange on introduit un poids d’azotate d’ammoniaque égal à celui des deux autres, la masse ne se solidifie plus qu’à 13C degrés ; avec une proportion double l’abaissement du point de solidification est encore plus considérable (122 degrés). Le mélange à poids égaux d’azotate de soude et d’ammoniaque ne se prend en masse qu’à 114 degrés; l’addition d’azotate de manganèse en abaisse encore le point de solidification jusque vers 76 degrés. Les azotates de baryte et de strontiane peuvent être fondus sans décomposition quand on les mêle avec leur poids du mélange des azotates de potasse et de soude. L’azotate de plomb fondu avec l’azotate de soude à poids égaux se solidifie vers 282 degrés.

Les azotates sont solubles dans l’eau ; les azotates de bismuth et de mercure, soumis à l’action de ce dissolvant, se dédoublent en sel basique insoluble et en sel neutre qui se dissout à la faveur de l’acide azotique devenu libre (p. 224). La plupart des azotates sont insolubles dans l’alcool ; les azotates de chaux et de magnésie, d’urane et d’argent, s’y dissolvent en proportions notables. Le tableau suivant fait connaître les chaleurs de dissolution des principaux azotates ;

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