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RHS RH3, RH2, RH

La stabilité et le caractère acide de ces composés varient en même temps que la forme de combinaison. Tandis que l’acide chlorhydrique est un acide fort et d’une grande stabilité, l’acide sulfhydrique n’est déjà plus qu’un acide faible, décomposable par la chaleur, et l’hydrogène phosphoré présente déjà les caractères d’une base faible, se décomposant aisément sous l’influence de la chaleur.

Examinons maintenant les oxydes supérieurs anhydres de la seconde série, c’est-à-dire ceux qui sont capables de former des hydrates et de se combiner entre eux pour donner naissance à des sels. On a :

Na^O, Mg-02, Al^O^ Si^OL 8^0“, Cl^OL

ou MgO. ou SiOL ou SOL

Du premier terme au troisième, les propriétés basiques vont en diminuant; à partir du quatrième, l’acidité devient de plus en plus marquée.

Si Ton désigne par X les éléments H, Cl, AzO^ OH, K, OK, etc., et par X- les éléments 0, S, SO^, CO^, etc., on voit de suite qu’aux sept oxydes ci-dessus, correspondent les dérivés normaux salins :

NaX, MgX^ AlP, SiXL PX% S.P, CIXL

La composition des hydrates présente la même régularité :

Xa(OH); Mg(OHf; A1(0H)3; Si(OH)'; P0(0H)3; S0^(0H)2; CIOXOll).

On remarquera que la limite supérieure des combinaisons hydrogénées étant RH‘, celle des oxydes est R0‘ ; la plus haute forme de combinaison connue des hydrates est pareillement R(OH)*.

Mendéléeff fait observer qu’à partir du silicium, les hydrates contiennent le même nombre d’atomes d’hydrogène que les combinaisons hydrogénées correspondantes; ils n’en diffèrent que par l’addition de quatre atomes d’o.xygène. Les combinaisons limites chlorées correspondent aux combinaisons oxygénées :

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