‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 1er cahierChapitre 53 sur 171 · CARBURES · texte numérisé non relu

CARBURES

Ces composés se forment toutes les fois qu’on réduit un oxyde métallique avec un excès de charbon, ou qu’on chauffe progressivement, jusqu’à la température de fusion, un métal entouré d’une couche de charbon divisé.

Soumis à l’action des acides, les carbures se dissolvent en laissant un résidu de carbone amorphe et en dégageant de l’hydrogène, souillé de carbures d’hydrogène qui lui communiquent une odeur repoussante.

MM. Troost et Hautefeuille, afin de décider la question longtemps controversée de la combinaison réelle du fer au carbone dans les fontes, ont déterminé les quantités de chaleur dégagées par la dissolution d’un même poids de fer et de fonte dans le bichlorure de mercure. Ils ont trouvé, pour la chaleur de chloruration de divers échantillons :

Chaleur dégagée.

1 gramme de fer contenant des traces de carbone. 827 Cal.

I'J‘',040 de fonte grise (contenant 1 gramme de fer). 879

de fonte blanche (contenant t gramme de fer). 896

Ainsi, la chloruration de la fonte blanche dégage plus de chaleur que celle de la fonte grise. Les fontes sont donc formées avec absorption de chaleur à partir des éléments. On doit, par suite, les classer « dans la catégorie des corps explosifs ou dans celle des dissolutions ».

L’union du carbone et du manganèse s’effectue, au contraire, avec un dégagement de chaleur considérable. La chloruration du carbure Mn^G ne dégage que 306 calories par gramme. Ce composé est donc d’une grande stabilité. L’étude thermique des ferromanganèses prouve que ce sont des combinaisons véritables, d’une stabilité supérieure à celle du carbure de manganèse.

Page 1