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CAPILLAHITÉ DES DISSOLUTIONS SALINES

La capillarité des solutions salines est en général inférieure à celle de l’eau. D’après M. Buliginski, les dissolutions salines de chlorure de lithium et de chlorhydrate d’ammoniaque senties seules qui s’élèvent plus haut que l’eau dans des tubes capillaires de même diamètre.

En multipliant les hauteurs observées à 15 degrés par la densité des liquides à la même température, ce savant a obtenu ce qu’il appelle les constantes de capillarité. Ce nombre C croît proportionnellement au poids P de sel dissous dans 1 gramme de la dissolution. En prenant le nombre 100 pour constante de capillarité de l’eau, on a :

C = 100 (1 + Kp).

Le coefficient K varie pour chaque sel; il est égal à 0,1628 pour le salpêtre et à 0,3895 pour le sel ammoniac.

M. Valson envisage les variations de hauteur observées pour les divers sels comme dépendant des actions moléculaires. Il a d’abord étudié à ce point de vue les trois corps simples : chlore, brome, iode. Pour cela, il a pris les 3 sels baloïdes d’un même métal, et les a dissous, dans les proportions de leurs équivalents chimiques, dans la même quantité d’eau. En comparant les effets capillaires de ces dissolutions, on pouvait donc mesurer l’action respective d’un même nombre de molécules de chlore, de brome et d’iode.

Voici les nombres trouvés parcet expérimentateur, en opérant successivement avec des sels de potassium et de cadmium :

hbbi

La hauteur capillaire atteinte par le brome liquide étant de 5'“'“,5 dans un tube de i millimètre de diamètre, il en résulte que le chlore et l’iode, dans le même état physique, atteindraient respectivement les hauteurs de 6 et 5 milli-

mètres ; ces nombres, d’après, ce qu’on vient de dire, mesurent les intensités des actions moléculaires de ces trois corps simples.

M. Valson a observé que si l’on compare les hauteurs capillaires des solutions salines contenant un équivalent de sel par litre, et qu’on prenne pour point de départ la solution de sel ammoniac dont la hauteur est maximum, les variations produites dans les hauteurs ne dépendent que de la nature des molécules du composé salin. En d’autres termes, le remplacement du radical métallique ou métalloïdique dans le chlorhydrate d’ammoniaque correspondra à un effet capillaire déterminé pour chaque métal ou métalloïde. Si l’on suppose que les deux radicaux changent à la fois, l’effet total sera égal à la somme des deux radicaux pris sépai’ément. Il existe donc des modules constants pour chaque radical métallique; en voici le tableau d’après les déterminations de M. Valson :

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