RADICAL MÉTALLIQUE
Ammonium. 0,0
Lithium. 0,05
Sodium. 1,2
Magnésium. 1,4.
Calcium. 1,4
Potassium. 1,5
Manganèse. 2,5
Fer. 2,5
Zinc. 2,7
Cuivre. 2,9
Strontium. 2,9
Baryum. 3,9
Cadmium. 4,3
Argent.... . 5,5
Plomb. 5,9
Thallium. 7,9
RADICAL métalloïdique.
Module.
Chlorures. 0,0
Carbonates. 0,5
Azotates. 1,0
Bicarbonates. 1,1
Sulfates. 1,2
Sulfites. 1,3
Hyposulfîtes. 1,4
Bromures. 2,1
lodures. 3,9
Pour avoir la hauteur capillaire d’un sel en solution normale, on retranche de la hauteur de la solution de chlorhydrate d’ammoniaque le module du radical substitué, ou la somme des modules des deux radicaux si ceux-ci ont été changés tous les deux à la fois.
En multipliant les densités d’une série de solutions salines normales par les hauteurs capillaires qu’elles atteignent dans un tube de même section, M. Valson a trouvé que « pour toutes les solutions salines normales, le produit de la densité par la hauteur capillaire reste sensiblement constant ». Ce produit est toujours compris entre 61,5 et 62.
On peut déduire de là que le poids d’une solution saline soulevé dans un même tube capillaire est constant, puisque ce poids est représenté par S X II X D (S désignant la section du tube). Enfin, le produit HD représente une branche d’hyperbole dont H et D seraient respectivement les ordonnées et les abscisses; or, dans les limites dés expériences de M. Valson,la courbe peut être remplacée par sa tangente, d’où cette nouvelle conséquence que « lorsqu’on passe d’une solution saline normale à une autre, l’accroissement de la hauteur capillaire est proportionnel à la diminution de la densité ».
Force osmotique des solutions diluées. — Un grand nombre de cellules végétales turgescentes sont perméables à l’eau et imperméables pour les substances dissoutes. M. Hugo de Vries, voulant déterminer la force osmotique de diverses substances, a cherché pour chacune d’elles la concentration la plus faible capable de provoquer la contraction du protoplasme vivant des plantes à cellules turgescentes.
Ces concentrations sont isotomiques, c’est-à-dire qu’elles correspondent à un état des diverses solutions où celles-ci attirent l’eau avec la même force; elles sont inversement proportionnelles aux attractions exercées sur l’eau par un poids donné des substances dissoutes. Si l’on désigne par le nom de coefficients isotomiques les attractions exercées par une molécule de ces substances, on voit que ces coefficients sont inversement proportionnels aux concentrations rapportées à la molécule.
Voici les nombres trouvés par M. H. de Vries en opérant sur des solutions contenant environ 1 pour tOO de substance :
COEFFICIENTS ISOTOMIQUES.
Premier groupe.
Sucre (le canne. 1,9
Sucre interverti. 1,9
.4cide malique. 2,0
Acide tartrique... 2,0
Acide citrique. 2,0
Deuxième groupe.
Azotate de potasse. 3,0
Azotate de soude.. 3,0
Chlorure de potassium. 3,0
Chlorure de sodium. 3,05
Chlorhydrate d’ammoniaque. 3,0
Acétate de potasse. 3,0
Citrate acide de potasse. 3,05
Troisième groupe.
Oxalato de potasse. 3,9
Sulfate de potasse. 3,9
Phosphate de potasse. 4,0
Tarlrate de potasse. 4,0
Malale de potasse. 4,'l
Citrate acide de potasse. 4,1
Quatrième groupe.
Citrate neutre de potasse. 5,0
Cinquième groupe.
Malate de magnésie. 1,9
Sulfate de magnésie. 2,0
Sixième groupe.
Citrate de magnésie. 3,9
Chlorure de magnésium. 4,3
Chlorure de calcium. 4,3
On voit que les valeurs des coefficients isotoniques sont à peu près dans le rapport 2 : 3 ; 4: 5.
Remarquons d’ailleurs ‘que ces grandeurs varient proportionnellement au nombre d’atomes de métal ou d’acide que renferme la molécule saline :
Coefficients
isolomiqucs.
Sels alcalins avec un atome de métal par molécule. 3
— avec deux atomes de métal par molécule. 4
— avec trois atomes de métal par molécule. 5
Sels alcalino-terreux dérivés d’une molécule d’acide. 2
— dérivés de deux molécules d’acide. 4
Le coefficient isotonique de chacun de ces sels « est égal à la somme des coefficients partiels de toutes les parties composantes ». La valeur de ces coefficients est en effet :
Pour les acides. 2
Pour les métaux alcalins. 1
Pour les métaux alcalino-terreux ... 0
On verra plus loin que les rapports des coefficients isotoniques sont à peu près les mêmes que ceux des abaissements moléculaires du point de congélation des mêmes sels en solution aqueuse, abaissements qui ont été mesurés avec tant de précision par MM. de Coppet et Raoult (voy. § 9).
ENCÏCLOP.