‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 1er cahierChapitre 95 sur 171 · IPSO · texte numérisé non relu

IPSO

— sélénieux.

SeO^

— fluosilicique.

IPSiFi»

Hydrate de potasse.

KHO ■

—• de soude.

NaHO

— de lithine.

LiHO

Chlorure de potassium.

de sodium.

NaCl

— de lithium .

— d’ammonium.

AzH^Cl

lodure de potassium.

Kl

Bromure de potassium.

KBr

Cyanure de potassium.

KAzC

Prussiate jaune de potassium.

KTeCy»

— rouge de potassium.

K^FeCy»

Nitroprussiate de sodium....

NaFeCy^AzO

Sulfocyanure de potassium..

KCyS

SUBSTANCES

Azotate de potassium. KAzO^

— de sodium. NaAzO'*

— d’ammonium. Az-tFO^

Formiate de potassium. KCHO^ ■

Acétate de potassium. Kl”lFO^

— de sodium. NaCT^O-

Carbonate de potassium.... K-CO^

— de sodium. Na-CO^

Sulfate neutre de potassium. K^SO*

— acide de potassium.. KIISO‘

— neutre de sodium... Na-SO*

— d’ammonium. Az^lPSO*

Borate de sodium (borax)... Bo^O'Na^

Chromate neutre de potassium K^CrO*

Bichromate de potassium... PCr-0’

Phosphate de sodium. PhO*Na-H

Pyrophosphate de sodium... Ph^O'Nat Oxalate neutre de potassium.

— de sodium... Na^C^O* ïartrate neutre de potassium.

— de sodium... Na®C‘fPO®

Tartrate acide de sodium... NaHC^H^O® Hydrate de baryte . BaH^O-

— de strontiane. StlPO^

— de chaux. Call^O®

Chlorure de baryum. BaCl^

— de strontium. StCT-

— . de calcium. CaCP

— cuivrique. CuCl®

Azote de baryum. BaAz-0®

— de strontium. StAz-0®

— de calcium. CaAz^O°

— de plomb. PbAz-0®

Formiate de baryum. BaC-H'iO*

Acétate de barjHim. BaC'*H‘>0*

— de magnésium. MgC*AW

Acide sulfureux. SO®

— sulfhydrique. IFS

— arsénieux. AsO^H^

— mélaphosphorique ... HPhO^

— borique. BoO^IF

Émétique . .. KSbC^H^O'

Cyanure mercurique. HgCy®

Sulfate de magnésium. MgSO*

— de fer. FeSO*

— de zinc. ZnSO*

1 — de cuivre. CuSO*

Bien que les écarts soient ici beaucoup plus considérables qu’avec les autres dissolvants, on peut tirer de l’examen de ce tableau plusieurs conclusions importantes.

1" L'abaissement moléculam maximum des composés que Veau ne dissocie pas est voisin de •47. Si le cblorure de baryum présente un abaissement supérieur (48,6), c’est qu’on rapporte les résultats au sel anhydre; en supposant, avec M. Rüdorff, qu’il existe dans ses dissolutions à l’état de (2BaCl),2H®0*, cet abaissement n’est plus que de 40,9.

2° Les abaissements moléculaires de congélation se groupent autour des deux nombres et 18,5 dont l’un est double de l’autre. Les sels alcalins et alcalino-terreux, et en général tous ceux des acides forts et des bases fortes présentent l’abaissement moyen de 37.

L’abaissement anormal de 18,5 appartient aux acides faibles, aux sels métalliques ainsi qu’aux matières organiques.

De l’ensemble de ses recherches, Jl. Raoult tire les conclusions suivantes :

1° « Tout corps solide, liquide ou gazeux, en se dissolvant dans un composé défini liquide, capable de se solidifier, en abaisse le point de congélation. »

2“ « Il y a, pour chaque dissolvant, un abaissement moléculaire maximum de congélation. Ce maximum est de 47 pour l’eau, 36 pour l’acide acétique, 29 pour l’acide formique, 50 pour la benzine, etc. D’où il suit qu’en divisant l’abaissement moléculaire d’un composé par son coefficient d’abaissement A, on peut assigner la valeur maximum de son poids moléculaire. »

3“ « Dans tous les dissolvants, les abaissements moléculaires de congélation, dus aux différents composés dissous, se rapprochent tous de deux valeurs moyennes, variables suivant la nature du dissolvant, et dont l’une est double de l’autre.» C’est le plus grand des deux abaissements qui est le plus fréquent, aussi 51. Raoult le considère-t-il comme Tabaissementnormal.

L’auteur croit pouvoir expliquer tous ces faits d’expérience en partant de l’hypothèse que « dans un poids constant d’un dissolvant déterminé, toutes les molécules physiques, de quelque nature qu’elles soient, produisent le même abaissement du point de congélation ». L’abaissement moléculaire serait dès lors proportionnel à Tétat de désagrégation des corps dissous. Il y aura un abaissement maximum et égal pour tous les composés, si la molécule physique devient adéquate à la molécule chimique ; si chaque molécule physique provient de la condensation de deux molécules chimiques, l’abaissement observé sera moitié de l’abaissement maximum, il sera anormal. Enfin, si les molécules sont soudées trois à trois, l’abaissement sera plus faible encore, comme dans le cas de la dissolution du phénol dans l’eau.

Pour se rendre compte de l’influence du dissolvant, il faut diviser l’abaissement moléculaire T de chaque composé par le poids moléculaire 51' du dissolvant; on ramène ainsi les résultats au cas où 1 molécule du corps est dissoute dans 100 molécules du dissolvant. On trouve ainsi que l’abaissement maximum, dans ces conditions, varie de 0°,59 à 0°,65 pour les divers dissolvants autres que l’eau ; soit en moyenne 0°,63.

Pour l’eau, au contraire, l’abaissement calculé de cette façon est égal à 2°,61.

De là cette conclusion que les molécules physiques de ce liquide sont constituées par l’agrégation de plusieurs molécules chimiques. En divisant l’abaissement maximum 47 par 18 X 4, on trouve un quotient égal à 0,65, nombre très rapproché de la moyenne 0,63 des autres dissolvants.

On peut donc, pour expliquer l’abaissement anormal de congélation des dissolutions aqueuses, supposer avec M. Raoult « que les molécules d’eau sont soudées 4 à 4, du moins au voisinage de zéro ». La loi générale de congélation des dissolvants peut alors s’énoncer ainsi :

« Si l’on dissout 1 molécule quelconque dans 100 molécules d’un liquide quelconque de nature différente, on détermine, dans le point de congélation de ce liquide, un abaissement qui est toujours à peu près le même et voisin de 0,63.

» Conséquemment, l’abaissement du point de congélation d’une dissolution étendue d’un titre quelconque, est sensiblement égal au produit qu’on obtient en multipliant 63 par le rapport qui existe entre le nombre des molécules dissoutes et celui des molécules dissolvantes. »

Sels des métaux biatomiques. — M. Raoult conclut d’un ensemble de déterminations sur ce groupe de sels que : « Tous les sels neutres, résultant de l’action des acides monobasiques sur les oxydes des métaux alcalino-terreux et terreux biatomiques, produisent un abaissement moléculaire de congélation compris entre 41 et 48 ; moyenne, 45.

» Tous les sels neutres résultant de l’action des acides bibasiques sur les mêmes oxydes produisent un abaissement moléculaire de congélation compris entre 18 et 22; moyenne, 20. »

En comparant ces nombres à ceux obtenus pour les sels alcalins, on reconnaît de suite que la substitution de 2 atomes de métal alcalin à 1 atome d’un métal biatomique, dans la molécule d’un sel dissous, abaisse le point de congélation d’une quantité à peu près constante, voisine de 20.

Le tableau suivant met en évidence cette curieuse relation :

Ba,2H0.

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