‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 2)Chapitre 13 sur 99 · AMALGAMES · texte numérisé non relu

AMALGAMES

Les amalgames de sodium sont solides quand la"proportion de sodium dépasse' 4 pour 100; ils sont liquides quand elle est inférieure à cette limite.

L’amalgame à 2 pour 100, généralement employé dans les laboratoires, s’obtient de la façon suivante : On chauffe légèrement le mercure dans un creuset de terre ou dans un vase de fonte, puis on y introduit, par petites portions, le sodium coupé en fragments. L’addition de chacun de ces fragments produit un bruit strident accompagné d’incandescence; on doit couvrir aussitôt le creuset pour éviter les projections et éteindre le feu, la chaleur dégagée par la combinaison suffisant à entretenir la température nécessaire à la réaction.

Mühlauser recommande de faire arriver le mercure, en mince filet, sur lé sodium maintenu en fusion sous une couche d’huile de naphte. Par refroidissement on obtient une masse cristalline.

Les alliages ainsi obtenus et. qui renferment plus de 1 pour 100 de sodium forment une masse cristalline, où l’on distingue de longs cristaux prismatiques imprégnés de mercure liquide, qu’on peut éliminer par expression. Ces composés sont assez stables. En présence de l’eau ils donnent naissance à un dégagement lent d hydrogène, qui ne cesse qu’après l’oxydation complète du sodium et la régénération totale du mercure.

SODIUM

Kraut et Popp ont obtenu un amalgame cristallisé, ayant pour composition NaHg 1 ' 2 , en abandonnant, pendant vingt-quatre heures, de l’amalgame à 3 pour 100 de sodium dans une dissolution de carbonate de soude.

M. Berthelot a constaté que dans un amalgame à 10 pour 100, correspondant à la formule Hg 2 Na, l’union du sodium au mercure dégage + 10 Cal ,3. Cette perte d’énergie explique pourquoi l’action de l’amalgame est moins intense que celle de sodium pur et ne donne pas lieu à des destructions partielles des composés organiques soumis à l’hydrogénation. L’excès thermique de cet amalgame comparé à l’action de l’hydrogène libre s’élève à 32 CaI ,8, ce qui rend compte de son action réductrice sans invoquer un prétendu état naissant.

Le tableau suivant résume les mesures thermiques effectuées par M. Berthelot, sur un grand nombre d’amalgames de sodium de compositions diverses. La troisième colonne indique la chaleur A dégagée lors de l’attaque d’un poids d’amalgame renfermant 23 de sodium par l’acide chlorhydrique étendu. On en déduit la chaleur Q, dégagée par la combinaison de 1 équivalent de sodium avec le mercure; les résultats de ce calcul sont consignés dans la quatrième colonne :

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