INTERMÉDIAIRES : C
Première série.
Deuxième série.
SODIUM. 17
On voit que la chaleur dégagée par l’addition du sodium à l'amalgame cristallisé Hg ,2 Na est sensiblement constante jusqu’à 8,lHg; elle est aussi constante, mais avec une valeur moindre, de 8,1 à 3,5Hg. On en conclut l’existence de deux autres amalgames définis voisins, des formules Hg 2 Na et Hg 7 Na 3 et qui dégagent depuis le mercure liquide -f- 21 Cal ,0 et -j- 15 Cal ,2x 2.
A partir du mercure solide, on aurait:
IIg 13 +Na dégage... -{- 18 Cai ,2
Hg 8 + Na.i. +18,8
Hg 7 + Na. +14,0 + 2
On voit donc, comme le fait remarquer M. Berthelot, que « les deux premiers amalgames du sodium sont formés sensiblement avec un même, dégagement de chaleur depuis le mercure solide, et le troisième amalgame avec un dégagement de chaleur moindre».
Rappelons enfin que dans les amalgames les plus riches en mercure, la chaleur de formation des amalgames de potassium l’emporte sur celle des amalgames de sodium correspondants, d’une quantité qui s’élève à -{- 12 Gal ,6 pour Hg 24 K comparé à Hg 12 Na, tandis que la chaleur d’oxydation du potassium ne dépasse que de —|— 4,7 celle du sodium. «Il en résulte que la chaleur du potassium amalgamé peut être réduite à -|- 48 CaI , celle du sodium ,étant -)- 56 Cal dans des conditions analogues. En d’autres termes les affinités relatives des deux métaux alcalins libres pour l’oxygène sont interverties dans leurs amalgames. Par là se trouve expliquée une anomalie singulière découverte par MM. Kraut et Popp, savoir le déplacement du potassium dans la potasse dissoute par le sodium amalgamé... Ce déplacement est la conséquence nécessaire de la perle d’énergie plus grande subie par le potassium dans la formation de l’amalgame. »
HYÜRURE DE SODIUM.
NaMI.
Gay-Lussac et Thénard ont constaté que le sodium chauffé dans l’hydrogène absorbe une grande quantité de gaz. Mais ils n’ont fait aucune détermination numérique, et ce sont les travaux de MM. Troost et Hautefeuille qui ont établi définitivement que l’hydrogène forme avec le sodium une combinaison définie, dont la composition est représentée exactement par la formule Nà 2 H. Voici dans quels termes ces savants ont résumé leurs importantes recherches:
«Le sodium peut être fondu dans le gaz hydrogène sans absorber la moindre trace de ce gaz. Ce métal n’absorbe pas encore l’hydrogène à 200 degrés. C’est seulement vers 300 degrés que cette propriété du sodium commence à se manifester. Dès 421 degrés, elle cesse de se produire, si l’hydrogène ne possède pas une pression supérieure à la pression atmosphérique. Les limites dans lesquelles on peut préparer le sodium hydrogéné, sous la pression atmosphérique, sont donc plus resserrées que pour le potassium hydrogéné.
«Ce corps est mou comme le sodium à la température ordinaire; mais il
EMCXCLOP. CHIM. 2
devient très cassant, facile à pulvériser, cristallin, un peu avant sa fusion. 11 est blanc d’argent, un peu plus fusible que le sodium et doué de plus d’éclat que ce métal : il présente donc l’aspect d’un alliage. Ce corps peut être fondu dans le vide sec et dans l’hydrogène. Il est moins altérable à l’air que le composé correspondant du potassium. Le sodium hydrogéné se prête, sans trop de difficultés, à une détermination de densité qui n’a pu être effectuée sur le composé K 2 II, beaucoup trop altérable. La densité de Na s H peut se prendre dans l’huile de naphte. Cette densité est 0,959 par rapport à l’eau et celle du sodium employé à la préparation et prise dans les mêmes conditions est 0,970.
« Ce corps éprouve une dissociation régulière que nous avons pu mesurer entre 330 et 430 degrés :
Tensions do dissociation du sodium hydrogéné.
28 millimètres.
« Les valeurs inscrites dans ce tableau montrent que la dissociation du composé Na 2 H suit les mêmes lois que celle du composé IC 2 H. On remarque que, pour une même température, les tensions correspondant au sodium hydrogéné sont un peu plus faibles que celles du potassium hydrogéné.
« Ce composé ne dissout que de très petites quantités de gaz hydrogène ; ainsi, à 400 degrés, et sous la pression de 760 millimètres, il n’en prend que 3 à 4 fois son volume.
« Le sodium hydrogéné débarrassé de cette petite quantité de gaz dissous a été analysé en extrayant le gaz à l’aide de la pompe de Sprengel : 1 volume de sodium était combiné à 237 volumes d’hydrogène: la formule Na 2 H exige 238 volumes. »
SODIUM