I. — Disulfate sodico-trpotassique, Na0,3K0,4S
Tables hexagonales. Densité : 2,268 à 15 degrés ; 2,671 après fusion. Ce composé est plus fusible que le sulfate de potasse. 100 parties d’eau en dissolvent 40 parties à 103°,5 (Karsten).
On obtient ce sel double en faisant cristalliser les eaux mères des soudes brutes naturelles. Quand cette cristallisation a lieu vers 38 degrés, elle est accompagnée d’un dégagement de lumière.
Cette émission de lumière se produit encore quand on verse l’eau mère concentrée etbouillante sur le dépôt de cristaux recueillis dans une opération précédente, quand on remue avec une baguette de verre les cristaux au milieu de leur eau mère refroidie, ou bien encore quand on les plonge alternativement dans des lessives chaudes et froides. Ce phénomène ne se produit plus quand on soumet le sel à une seconde cristallisation.
Y. Hauer et H. Rose ont obtenu un sulfate sodico-tripotassique, cristallisé en rhomboèdres, en faisant dissoudre un mélange de 2 équivalents de sulfate de soude et 3 équivalents de sulfate de potasse. Par le refroidissement de la dissolution, on obtient d’abord un dépôt de sulfate de potasse, puis une cristallisation de sel double.
Sacchi, en faisant dissoudre 100 parties de sulfate de potasse avec une proportion de sulfate de soude variant de 50 à 200 parties, a obtenu des cristaux hexagonaux de sel double dont la teneur en sulfate de soude était comprise
SODIUM. 117
entre 15,3 et 24,5 pour 100 du poids total. Quand la liqueur renferme moins de 45,33 parties de sulfate de soude contre 100 parties de sulfate de potasse, on n’obtient que des cristaux rhomboédriques ne renfermant qu’une proportion insignifiante de sulfate de soude.