III. — Fabrication de la soude à l’aide de la cryolithe
1° La cryolithe finement broyée est calcinée au rouge obscur avec les 2/3 de son poids de carbonate de chaux. Il se produit de l’aluminate de soude et du fluorure de calcium, en même temps qu’il se dégage de l’acide carbonique :
Al*Fl 3 ,3iN'aFl + 6Ca0,C0 2 = 6CaFl + 3Na0,Al 2 0 3 = 6 CO 2 .
La masse, légèrement frittée, est lessivée méthodiquement; on obtient ainsi une liqueur brune renfermant l’aluminate de soude, qu’on décompose par l’acide carbonique :
Al 2 0 3 ,3Na0 + 3CO* = A1 ! 0 3 + 3NaC0 3 .
On laisse reposer le liquide après le passage du gaz et l’on sépare par décantation la liqueur éclaircie du dépôt d’albumine.
2° On peut également décomposer la cryolithe par l’ébullition avec un lait de chaux, mais cette opération réussit moins bien que le traitement par la voie sèche.
IY. — Préparation du carbonate de soude à l’aide du nitrate de soude.
Le nitrate de soude est le seul minerai de soude dont on ait essayé la transformation en carbonate, concurremment avec le chlorure de sodium ou le sulfate de soude.
Les procédés qui consistent à décomposer l’azotate de soude par le charbon, par la silice, par le peroxyde de manganèse, n’olfrent qu’un intérêt théorique. Il n’en est plus de même de la décomposition de l’azotate de soude par le carbonate de potasse. On sait, en effet, qu’on transforme en azotate de potasse une partie de l’azotate de soude provenant des nitrières du Chili. Le carbonate de soude obtenu ainsi, comme produit accessoire de fabrication du salpêtre, est très pur et d’un degré élevé.