ESSAIS INDUSTRIELS
ALCALIMÉTRIE.
On opère exactement comme il a été dit pour la potasse (1), mais la prise d’essai du carbonate de soude doit être de 3 3r ,187 qu’on dissout dans un demilitre d’eau. C’est le poids de carbonate de soude pur qui sature exactement 5 grammes d’acide sulfurique.
Le titre alcalimétrique ainsi obtenu indique la quantité de soude combinée à l’acide carbonique, ainsi qu’aux acides facilement déplaçables à froid par l’acide sulfurique, tels que l’acide silicique, l’acide sulfhydrique, l’acide hyposulfureux, etc.
L’analyse des produits accessoires de la fabrication du carbonate de soude par le procédé Leblanc, et notamment des charrèes de soude, se trouve décrite dans les traités de chimie industrielle et notamment dans l’ouvrage de Lunge, ainsi que dans l’article consacré par M. Sorel aux industries chimiques (voy. le tome V de Y Encyclopédie, 1 er fascicule).
Nous allons indiquer brièvement la marche des opérations qui permettent de titrer les principaux sels de soude.
CHLORURE DE SODIUM
On évalue facilement l’acide sulfurique en pesant une dizaine de grammes et précipitant la dissolution acidulée par l’acide chlorhydrique avec le chlorure de baryum.
L’acide chlorhydrique est précipité à l’état de chlorure d’argent.
(1) Encyclopédie chimique, t. III, 2 e cahier, p. 185 et suiv.
ENCYCLOP. CHIM
L’iode, s’il existe en quantités appréciables, est pesé à l’état d’iodure de palladium.
Le poids total des bases s’obtient en évaporant la dissolution d’un poids connu du sel en présence d’un excès d’acide sulfurique, calcinant le résidu, et en déterminant l’acide sulfurique après l’avoir pesé.
On dose la chaux et la magnésie par les méthodes connues. Pour rechercher la potasse, on dissout dans l’eau un échantillon de 10 grammes, on précipite l’acide sulfurique et l’acide chlorhydrique par des additions successives d’acide azotique, d’azotate de baryte et d’azotate d’argent. On évapore à sec la liqueur filtrée pour chasser l’acide azotique, on reprend le résidu par l’eau et on l’évapore à plusieurs reprises avec de l’acide oxalique pour transformer les azotates en oxalates. On calcine le résidu au rouge sombre, de manière à transformer les bases en carbonates. On traite par l’eau qui ne dissout que les carbonates alcalins. Cette dissolution est acidifiée par l’acide chlorhydrique, puis additionnée d’un excès de chlorure de platine et d’alcool. Le poids du chloroplatinate permet de calculer la proportion du chlorure de potassium contenue dans le sel marin.