PO,2HO,KO -F 2 KO + 2 HO = P0®,3K0 + 4 H
L’hydrogène dégagé se mêle à l’hydrogène phosphoré et sa proportion dépasse souvent 60 pour 100 du mélange gazeux.
Quand, dans cette réaction, on remplace la potasse aqueuse par la potasse alcoolique, l’hydrogène phosphoré obtenu est non inflammable.
Projeté dans une lessive très concentrée et bouillante de potasse, l’arsenic donne un dégagement d’hydrogène en même temps qu’il se forme un arsénite. Fondu avec la potasse sèche, l’arsenic donne un mélange noir formé d’arsénite et
POTASSIUM
d’arséniure; il se dégage un peu d’hydrogène au début de la réaction. D’après Gay-Lussac, l’absence d’hydrogène arsénié est due au peu de stabilité de ce gaz que la température élevée de l’opération détruit complètement. La masse refroidie, humectée avec de l’eau, se délite et dégage bientôt de l’hydrogène arsénié. Quand le dégagement gazeux a cessé, elle renferme un mélange d’arséniate de potasse, de potasse caustique et d’arsenic métallique (Gehlen).
Le charbon, mélangé intimement à la potasse, la décompose au rouge blanc avec dégagement d’oxyde de carbone, d’hydrogène et de potassium en vapeurs. D’après Bussy, il se forme en même temps un carbure d’hydrogène et du carbonate de potasse. Deville admettait que la décomposition de la potasse est due aune véritable dissociation et que le carbone n’interviendrait que pour fixer l’oxygène mis en liberté. Les travaux récents de Beketofif tendent à prouver que la décomposition de la potasse anhydre par l’oxyde de carbone